Archives de l’auteur : dwekhnawshaadmin

Aidez nous à acheter un AK et ces munitions pour un de nos soldats sur place

Nous avons besoin de 1 000 € pour acheter un AK47 à notre soldat sur place .

L’AK coûte 700 € et 1 € la cartouche . Je sais tout le monde va me dire qu’il peut trouver moins cher etc,,, surtout n’hésitez pas à nous le dire . Il faut qu’il soit livré sur Erbil …

Nous avons un soldat ancien des forces spécial sur place qui à un soucis financier . Il a besoin d’acheter son fusil . Voici sa cagnotte .

Cliquez ici pour sa cagnotte

Breaking Syrie

1) Un groupe de gouvernementaux d’environ 4000 hommes partis de Damas se regroupe au sud d’Alep. Il y a de tout, sauf de la garde républicaine, on anticipe donc une grosse opération avec beaucoup de pertes.

L’appui feu sera particulièrement important, il semble que beaucoup de T90 et T72 rétrofités seront affectés à l’opération, il y a aussi quelques troupes russes motorisées, on ignore si elles seront réellement engagées.

à l’heure qu’il est, on ignore l’axe d’attaque et le moment du départ de l’opération .

2) L’opération des tigres sur Al Bab a été réorientée depuis quelques jours par un mouvement tournant, ils cherchent maintenant à encercler un groupe de ISIS retranchés à l’ouest devant la zone industrielle de Alep.

Photo de Guy Launay.
Photo de Guy Launay.

Aidez nos soldats

Des gens risquent leur vie pour préserver la nôtre. Merci de faire un petit geste pour eux en donnant ce que vous pouvez. Merci de diffuser un max.

Comment cela fonctionnera . Nous avons pour but de recueillir 2 000 € . Dès qu’il y aura 500 € sur la cagnotte nous les enverrons à nos soldats sur place en Irak  .Ils sont en première ligne face à DAECH.

Cliquez sur sa photo pour accéder à sa cagnotte

 

 

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https://www.lepotcommun.fr/pot/u851as67

Voici sa vidéo sur place

http://www.hispanopost.com/el-espanol-que-lucha-contra-el-isis

Essai sur le barrage de Mosul, Irak

Il s’agit du plus grand barrage d’Irak, construit en 1986 pour un milliard de US$, il fait 113m de haut pour une largeur totale de 3.4 km pour plus de 11 milliards de m², il semble qu’il risque de craquer un jour ou l’autre.

On voit que l’ouvrage est gigantesque, on reconnait la forme du barrage poids, en haut, les turbines de la centrale électrique, en bas, le déversoir à saut à ski, et tout en bas à droite, le déversoir de secours.
Malgré qu’il s’agisse d’un barrage poids, en principe indestructible, le sous sol n’est pas composé de roches stables comme le veut l’usage, mais de gypse, une pierre qui se dissous dans l’eau, on a donc en amont des crevasses par où s’infiltre de l’eau sous haute pression qui ne cherche qu’à circuler sous le barrage.

Au moment de la construction, les ingénieurs allemands et italiens avaient prévenu que le sous-sol n’était pas adapté, mais Saddam Hussein a insisté et les ingénieurs ont donc fait des choix techniques pour s’adapter au terrain.

sous le barrage, une galerie technique avec au sol, des sondes pour détecter les crevasses et les combler éventuellement.
En principe, la maintenance surveille le sous-sol chaque jour et fait en permanence des injections de ciment pour boucher les éventuelles infiltrations. Mais depuis des mois, les employés n’étant plus payés ont déserté les lieux et plus personne ne surveille les fondations.

Les vannes, la baignoire est au pied du jet. La pression est telle qu’elle peut briser la chape de béton
Étant donné que l’on est déjà en haute saison où le niveau est élevé, si on veut le vider, on doit ouvrir les vannes de vidanges et on a un jet dont la pression en retombant détruit le fond et fragilise d’autant le pied en aval, et même si on a une chape de béton au fond de la baignoire, le terrain en dessous se fragmente et on se retrouve avec un canal souterrain par où passe l’eau d’infiltration, et le barrage devient un pont qui ne demande plus qu’à s’affaisser sur son matelas de boue.

Si l’infiltration atteint un certain niveau, le moment de la force de la masse d’eau passera de la verticale vers l’horizontale, et rien ne pourra l’arrêter, et la majeure partie des infrastructures et de la population Irakienne seront détruits.

Il n’y a aucun moyen d’alerte mis en place, et de toutes façons, il y aura de tels embouteillages que de Mosul à Bagdad, très peu de gens arriverons à se mettre hors de portée, la vague fera 20m de haut quand elle submergera Mossoul et elle fera encore 4.50m à son arrivée à Bagdad, …
D’un autre coté, ça devrait arrêter la guerre faute de combattants.
La société italienne Trevi a remporté le marché de remise en état du barrage, l’armée Italienne aurait envoyé une compagnie de 500 hommes en protection, mais malgré tout, les travaux ne peuvent pas commencer à cause de l’insécurité dans la région, il est même tout à fait possible que certaine parties au conflit aient tout intérêt à ce que la catastrophe arrive, …

LES FEMMES KURDES EN PREMIÈRE LIGNE

En Irak, les troupes kurdes qui luttent contre Daech peuvent compter sur des unités entièrement composées de femmes. Ces dernières sont prêtes à donner leur vie pour anéantir le groupe terroriste, dont le territoire s’étend de la Syrie à l’Irak. Ces combattantes sont très craintes par les membres de l’Etat islamique. Certaines sont mariées, ont des enfants qui les attendent loin du front. D’autres sont de jeunes femmes venues défendre leur terre. La plupart ont dû renoncer à contacter leurs familles en raison des combats.

A lire: A Kobané, le martyre des Kurdes

En octobre dernier, les Kurdes rendaient un hommage à quatre des leurs, tombées au front pour défendre Kobané. La ville, depuis libérée de l’emprise des terroristes, représentait un enjeu de taille car elle aurait pu être une bande de terre ininterrompue frontalière avec la Turquie, qui aurait pu leur permettre d’acheminer armes et djihadistes volontaires aisément.

Daesh les terrorisait. Alors elles ont pris les armes… pour que la peur change de camp !

Les terroristes de l’Etat Islamique n’ont qu’une crainte : être abattus par une femme… Pas de bol pour eux, les “Filles du soleil” sont à leurs trousses.

Les femmes et les Yézidies font partie des cibles privilégiées par Daesh… Les femmes yézidies sont donc particulièrement menacées. Elles sont d’ailleurs plusieurs milliers à avoir déjà trouvé la mort ou à avoir été réduites à l’état d’esclaves sexuelles…

Crédit photo : Amara Rojbîn-Şeristan Asmîn/JINHA
Crédit photo : Amara Rojbîn-Şeristan Asmîn/JINHA

Mais 123 d’entre elles ont décidé de briser la peur, de relever la tête et de prendre les armes : elles ont entre 17 et 30 ans et ont créé un bataillon 100% féminin chargé de traquer l’agresseur où qu’il se trouve.

Source photo : Tiger Sun
Source photo : Tiger Sun

C’est une chanteuse de 30 ans, Xate Shingali, qui est à l’origine de cette idée. Pour la mettre en oeuvre, elle a obtenu le feu vert et l’appui de Massoud Barzani, le président du gouvernement régional du Kurdistan.

Ce bataillon pas comme les autres s’est baptisé les « Sun girls » : les filles du soleil. Et n’allons pas croire que c’est pour faire fun ou joli : le soleil est au centre des croyances yézidies. En se nommant ainsi, les femmes combattantes espèrent obtenir sa protection.

Crédit photo : Alfred Yaghobzadeh
Crédit photo : Alfred Yaghobzadeh

Parmi elles, outre Xate Shingali, se trouve une autre personnalité : Tiger sun. Cet ex model a décidé, à 46 ans, de porter les armes pour défendre son peuple. Et comme la plupart de ses camarades, elle non plus n’avait jamais été formée au combat !

Source photo : Tiger Sun
Source photo : Tiger Sun
Source photo : Tiger Sun
Source photo : Tiger Sun

Mais ce n’est pas tout. Pour apporter son soutien à ces femmes courageuses, Helly Luv, qu’on surnomme aussi la Shakira kurde, est allée tourner un clip sur le terrain même des opérations. Depuis, Daesh veut sa peau. La chanson s’appelle Revolution. Elle a été mise en ligne en mai dernier et a déjà été visionnée plus de 2 millions de fois ! La voici :

L’engagement des femmes kurdes dans le combat contre Daesh n’est pas que symbolique. Non seulement elle mettent toutes leurs forces dans la bataille mais, en plus, figurez-vous que les terroristes de l’Etat Islamique les craignent encore plus que leurs ennemis masculins : s’ils sont tués par une femme, ils n’auront pas droit aux 72 vierges qu’est censée leur offrir une mort au combat ! Les « Sun girls » n’en sont donc que plus redoutables…

Crédit photo : Alfred Yaghobzadeh
Crédit photo : Alfred Yaghobzadeh

« Ils nous violent, on les tue. »

Humiliées, brisées, déshumanisées, les femmes yézidies ont décidé de mener un combat des plus courageux. Pour cela, elles méritent le respect du monde entier. Mais surtout, elles mériteraient de l’aide… comme tous ceux qui combattent la barbarie de l’Etat Islamique !

Julie gayet reçoit ce soir une délégation de Dwekh Nawsha france

Première intervention officielle de la première dame de France ce soir . En effet Julie Gayet à prévus de recevoir ce soir une délégation de Dwekh Nawsha france à son bureau de l’Elysées .

La compagne du président, de plus en plus à l’aise à l’Elysée, joue les entremetteuses pour présenter à François Hollande le Tout-Paris combattant . Petit à petit, et sans officialisation de la part du président de la République, Julie Gayetprend ses marques à l’Elysée. Closer.fr vous a déjà dévoilé les pique-niques dans les jardins de l’Elysée, mais aussi comment, plusieurs nuits par semaine, Julie Gayet rejoint les appartements privés de François Hollande, discrètement, dans une voiture banalisée, mais toujours en saluant le personnel présent sur les lieux.

 

Il s’agit encore d’une connerie de ma part …

De nombreux charniers de Yézidis retrouvés depuis la libération de Shingal… et des actes de vengeance

Le 13 novembre 2015, jour des terribles attentats qui ont endeuillé la France et le monde, une excellente nouvelle dans la lutte contre Daesh est quasiment passée inaperçue: la libération de Sinjar (Shingal en kurde), la ville martyre des Yézidis. Mais après l’euphorie est vite venu le temps des larmes. Dans cette ville détruite à 80% par les bombardements de la coalition, les preuves d’un massacre contre le peuple Yézidis émergent peu à peu des décombres.

Pierrick Bonno, journaliste à France Info, s’est rendu sur place, 20 jours après la libération. Il en est revenu avec un reportage bouleversant, dont voici la retranscription et le podcast. Sachant que, depuis, d’autres chantiers ont encore été découverts.

“On savait déjà que plusieurs milliers de jeunes filles avaient été capturées par Daesh pour être vendues sur le marché des esclaves sexuelles. Ces derniers jours, des charniers ont été découverts autour de la ville.

Une mâchoire, un crane, un fémur

Nous sommes au sud-ouest de Sinjar. Au milieu d’un champ, sous l’herbe jaunie par la sécheresse, des vêtements affleurent le sol et des ossements sont éparpillés çà et là, une mâchoire, un crane, un fémur vraisemblablement déplacés par les rapaces ou le ruissellement des eaux. Face à nous trois monticules de terres de trois mètres sur dix. Sheikh Nasser, membre du PDK, le parti au pouvoir au Kurdistan, se baisse pour nous montrer les preuves du massacre : « Ca se sont des douilles de kalachnikov, c’est avec ça qu’ils ont tué notre peuple. Vous voyez ce bandana, ils ont bandé les yeux des Yézidis avant de les tuer. Dans ces trois fosses sous la terre, il y a presque 150 personnes. Des femmes et des enfants. »

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Charnier de Yézidis découvert aux abords de Shingal. / Photo DR

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115 Yézidis, hommes, femmes et enfants

Sheikh Nasser nous emmène sur un autre site à l’est de la ville. 115 Yézidis, hommes, femmes et enfants y auraient été exécutés. Un portefeuille et des sandales jonchent le sol. Nous sommes aux pieds du mont Sinjar. Le 3 août 2014, des milliers de civils s’y réfugient lorsque les djihadistes pénètrent dans la ville. Du haut de la montagne, Aylass, une cinquantaine d’années, a tout vu dans les jumelles des soldats qui s’étaient eux aussi repliés : « Ils les jetaient des camions comme des moutons. Les djihadistes se sont mis autour des Yézidis et les ont exécutés. On était réfugiés dans une grotte, on les a vus avec les jumelles. Ensuite, ils ont enterré les corps en les recouvrant de terre avec un tractopelle. »

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300 corps de Yézidis ont été découverts dans un charnier à Chiba Sheikh, autour du 20 novembre. / Photo DR 

Six charniers

C’est grâce à ces témoignages, et à ceux des rescapés que les Peshmergas, ont retrouvé six charniers dès le lendemain de la libération de la ville. Ils contiendraient près de 400 corps. Et selon les responsables locaux, il y aurait d’autres charniers encore plus importants autour de Sinjar dans des zones toujours sous le contrôle de l’organisation Etat islamique.”

Le nombre de charniers découverts porté à 16 le 5 décembre

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L’ONU a déclaré le 5 décembre que ses services enquêtaient sur 16 charniers à Shingal. / Photo John Moore, Getty images

“Nous avons reçu des rapports selon lesquels 16 charniers contenant les corps de personnes assassinées par l’EIIL (Etat islamique en Irak et le Levant, dit Daesh) ont été découverts à Sinjar”, a déclaré Cécile Pouilly, porte-parole de l’agence des droits de l’homme des Nations Unies, lors d’une conférence de presse qui s’est tenue à Genève le 5 décembre 2015.

Crimes contre l’humanité ou génocide?

Au regard du droit international, ces assassinats barbares s’apparentent à autant de crimes contre l’humanité. Mais peut-on parler de génocide?

Définition du crime contre l’humanité selon la Coup pénale internationale

Les crimes contre l’humanité incluent des actes commis dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique lancée contre toute population civile et en connaissance de cette attaque. La liste de ces actes recouvre, entre autres, les pratiques suivantes :

– meurtre ;
– extermination ;
– réduction en esclavage ;
– déportation ou transfert forcé de population ;
– emprisonnement ;
– torture ;
– viol, esclavage sexuel, prostitution forcée, grossesse forcée, stérilisation forcée ou toute autre forme de violence sexuelle de gravité comparable ;
persécution d’un groupe identifiable pour des motifs d’ordre politique, racial, national, ethnique, culturel, religieux ou sexiste;
– disparition forcée de personnes ;
– crime d’apartheid ;
– autres actes inhumains de caractère analogue causant intentionnellement de grandes souffrances ou des atteintes graves à l’intégrité physique ou mentale.

Définition d’un génocide selon la Coup pénale internationale

D’après la définition qu’en donne le Statut de Rome, on entend par génocide les actes listés ci-dessous lorsqu’ils sont commis dans l’intention de détruire, en tout ou partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel :

– meurtre de membres du groupe ;
– atteinte grave à l’intégrité physique ou mentale de membres du groupe ;
soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle ;
– mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe ;
– transfert forcé d’enfants du groupe à un autre groupe.

La différence entre les deux est ténue, puisque la conséquence pour les victimes est la même. Elle tient à la volonté des auteurs de vouloir éradiquer de façon systématique tout un peuple de la surface de la terre et donc à “l’industrialisation de la mort”, planifiée à l’avance. Cela a par exemple été le cas pour les juifs que les nazis ont envoyés dans des chambres à gaz ou dans des fours crématoires lors de la seconde Guerre mondiale, ou encore pour les Kurdes visés par des bombardements chimiques par l’aviation de Saddam Hussein en 1987 et 1988.
Or, de nombreux Yézidis sont encore retenus prisonniers par Daesh qui en a même libéré quelques-un, souvent contre rançon.

Quoi qu’il en soit, ces crimes contre l’humanité dont ont été victimes plusieurs milliers de Yézidis sont extrêmement graves et tout aussi abjects que s’ils avaient été commis dans le cadre d’un génocide planifié de longue date. Ils doivent être reconnus comme tels par la Cour pénale internationale et les auteurs doivent bien sûr être poursuivis devant la justice.

L’ONU dénonce aussi les mesures de rétorsion contre les arabes sunnites

Lors de sa conférence du 5 décembre à Genève, Cécile Pouilly, porte-parole de l’agence des droits de l’homme des Nations Unies, a également dénoncé les actes de vengeance menés à l’encontre d’Arabes sunnites de la région de Shingal depuis la libération de la ville, le 13 novembre.

“Les rapports indiquent que les forces de sécurité irakiennes, les forces de sécurité kurdes et leurs milices affiliées respectives ont été responsables de pillages et de destruction de biens appartenant aux communautés arabes sunnites”, communautés qui, rappelons-le, sont soupçonnées d’avoir collaboré avec Daesh lors des crimes commis contre les Yézidis à l’époque où le groupe terroriste contrôlait encore le secteur. Cécile Pouilly évoque des “expulsions forcées, des enlèvements, la détention illégale et, dans certains cas, les exécutions extrajudiciaires”.

«Nous exhortons le gouvernement de l’Irak à enquêter sur toutes les violations et atteintes aux droits humains, y compris ceux commis contre les communautés arabes sunnites, à traduire les auteurs en justice et à veiller à ce que les victimes aient accès à des recours appropriés», a prévenu Cécile  Pouilly.

Elle a bien sûr précisé que « les violations flagrantes des droits de l’homme continuent d’être documentés dans les zones contrôlées par l’EIIL » où “les personnes soupçonnées de déloyauté ou de ne pas se conformer à l’idéologie du groupe continuent d’être visées”. Il y a des “rapports d’enlèvements, de crémations et de décapitations de civils.”
Mais elle a aussi dit son inquiétude sur la situation particulière des 1300 Arabes sunnites coincés près de Shingal, dans le no-man’s- entre les forces de sécurité kurdes et Daesh. Les Arabes sunnites auraient un accès limité aux services de base et des biens essentiels tels que l’eau, la nourriture, un abri et des soins médicaux.
Les Yézidis pourraient rétorquer à l’ONU que c’est aussi leur cas depuis le 3 août 2014, jour qui marque selon eux le début du 74e génocide de leur histoire.

Quelles souffrances pèseront le plus lourd devant le tribunal de l’histoire? Ce n’est bien sûr pas aux défenseurs des droits de l’homme de répondre. Tout ce qu’ils peuvent faire, c’est promouvoir la fraternité entre les peuples, seule garantie d’une paix future entre les anciens ennemis. Mais pour cela, il faut commencer par expérimenter la résilience. Et ça, ça passe par la reconnaissance du statut de victime, des uns et des autres, comme par la condamnation des auteurs de crimes contre l’humanité, quels qu’ils soient.

Rejoindre Daesh ? Aucune circonstance aténuante ne peux etre invoquée !

Si aucun média ne cherche à justifier l’engagement de si nombreux français pour Daesh, en revanche des tentatives d’explications apparaissent ici et là … Engagement romantique dans un conflit à l’image des brigadistes internationaux lors de la guerre d’espagne, manipulation d’adolescents ou de jeunes adultes, désoeuvrement d’une jeunesse à la dérive, la liste n’est pas exhaustive.

Parce que l’engagement volontaire de jeunes français pour des causes extérieures est déjà arrivé par le passé, on en viendrait presque à les excuser de partir combattre en Syrie dans le camp des islamistes. Mais il y a une différence fondamentale entre “avant” et “aujourd’hui”.

Avant, il n’y avait pas internet et sa capacité d’informer en temps réel et d’accéder à des milliers d’articles et photos qui permettent de se forger une opinion …

Avant, il n’y avait pas les vidéos d’éxécutions plus abominables les unes que les autres que pratique d’Etat Islamique …

Avant, on pouvait s’engager pour une cause et découvrir une fois sur place une réalité bien différente ….

Avant certains ont été abusés en soutenant des causes criminelles telles que les Khmers rouges, les partisans de Khomeini et bien d’autres encore … mais aujourd’hui cela ne peux plus arriver …

Avant, on pouvait être trompés … Mais plus maintenant !

Et c’est en cela que l’engagement dans le djihad devrait être puni comme il se doit : En effet ces volontaires savent qu’on peut leur demander d’exécuter des prisonniers de la pire manière puisque c’est ce que véhiculent les video de propagande de Daesh et pourtant ils partent sans craindre de le faire.

C’est parce que pour la première fois dans l’histoire nous sommes pleinement informés que ceux qui rejoignent Daesh souscrivent le pire des engagements et ne peuvent invoquer aucune circonstance aténuante ! Pourtant les risques auxquels ils s’exposent lors de leur retour paraissent bien mince comme en témoigne Michael-Younes ce djihadiste belge devenu boulanger , qui a eu récemment les honneurs de Paris Match ! (lien : http://www.parismatch.com/Actu/Societe/Michel-a-boulanger-de-Daech-De-la-Syrie-a-Anvers-833783)

 

merci à L.  pour cet article.

Boko Haram s’empare d’une ville de l’Extrême-Nord du Cameroun

Les islamistes nigérians de Boko Haram ont pris vendredi la ville camerounaise de Kerawa, dans la région de l’Extrême-Nord, poussant l’armée à faire mouvement vers cette ville frontalière du Nigeria pour les en chasser, selon des sources camerounaises.

C’est la première fois depuis des mois que les insurgés, largement affaiblis par une opération des armées de la région depuis début 2015, s’emparent d’une nouvelle localité.

« Boko Haram contrôle Kerawa depuis ce matin », a affirmé à l’AFP une source proche des autorités de la région de l’Extrême-Nord, faisant état de « civils tués », sans autre précision.

Selon cette source, « des renforts militaires » camerounais sont arrivés sur place mais il n’était pas possible de savoir dans l’immédiat si des combats étaient engagés dans cette ville de quelque 50.000 habitants.

« Ils nous font dur » (ils nous mènent la vie dure), a-t-on commenté pour définir la détermination des islamistes.

Une source sécuritaire et l’hebdomadaire régional l’Oeil du Sahel ont également confirmé la prise de la ville par les insurgés, affirmant que « d’importants renforts de l’armée camerounaise convergent vers Kerawa, encouragés par les populations ».

Jeudi, les assaillants avaient attaqué la ville, « tuant plusieurs personnes dans les mosquées », selon la source sécuritaire qui évoque un bilan non-confirmé de onze tués. Plusieurs centaines d’habitants ont fui pour se réfugiés dans les localités voisines.

De son côté, le gouvernement camerounais a affirmé « que pas un centimètre carré de notre territoire se trouve occupé par ces bandits », dans une déclaration à la radio nationale du ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Issa Tchiroma Bakary.

Le ministre a toutefois confirmé une opération militaire en cours, sans donner d’explication.

« Nos forces de défense et de sécurité sont en train de ratisser l’ensemble de cette partie de notre territoire », a-t-il concédé, avant de conclure: « je vous assure que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ».

– Combattants dispersés –

Face aux offensives des armées de la région, les insurgés de Boko Haram, qui ont rallié l’organisation de l’Etat islamique (EI) ont perdu depuis début 2015 la plupart des territoires qu’ils contrôlaient, principalement dans le nord-est du Nigeria.

Mais ils restent solidement retranchés dans des zones difficiles d’accès – forêt de Sambisa, monts Mandara, îles du lac Tchad – et multiplient les attentats-suicides, au Nigeria, mais aussi au Niger, au Cameroun et au Tchad.

Kerawa, adossée à une ville nigériane qui porte le même nom et située dans la région de Kolofata, est la cible régulière d’attaques de Boko Haram et d’attentats-suicides.

Elle a déjà été le théâtre d’un double-attentat ayant fait au moins une vingtaine de morts et plus de 140 blessés sur le marché le 3 septembre.

De l’autre côté de la frontière, la région de Kerawa-Nigeria, située au pied des monts Mandara, est encore loin d’être sécurisée malgré les efforts de l’armée pour combattre les islamistes depuis l’arrivée au pouvoir du nouveau président nigérian, Muhammadu Buhari en mai.

L’offensive qui a permis fin septembre de reprendre Banki, localité située à quelques dizaines de kilomètres de Kerawa, a même sans doute contribué à disperser des combattants défaits dans la brousse environnante, où plusieurs villages nigérians ont été attaqués ces dernières semaines.

Deux femmes femmes kamikazes ont tué au moins 11 personnes près de Madagali, dans l’Etat de l’Adamawa, le 18 octobre. Et dans l’Etat voisin de Borno, au moins 28 personnes ont été tuées vendredi dans un attentat-suicide commis contre une mosquée de Maiduguri, berceau du groupe dans le nord-est du Nigeria.

Depuis 2009, l’insurrection a fait au moins 17.000 morts et 2,5 millions de déplacés.

La semaine dernière le président Barack Obama a annoncé le déploiement d’un détachement de 300 soldats américains au Cameroun pour participer à la guerre contre les islamistes.

Vous pouvez faire des dons pour les combattants sur place

Les dons que vous verserez ici iront directement aider nos camarades qui se battent contre Daesh auprès des Peshmerga dans la région de Kirkouk.

 
https://www.generosity viagra prix pharmacie.com/fundraisers/fight-isis-and-help-the-refugees-in-the-middle-eas

 

Salim Benghalem, un terroriste au passé chargé …

 

Salim Benghalem, un terroriste au passé chargé …

Avant d’être connu comme l’un des principaux terroristes français de Daesh – au point d’avoir été la cible des récentes frappes de l’armée de l’air – Salim Benghalem a déjà fait parler de lui par le passé.

Il a en effet été condamné en 2007 pour meurtre, nous sommes donc loin du « petit délinquant » dont parlent de nombreux médias. Il s’agissait tout de même de l’assassinat d’un homme : Lahouari Mansouri qui reçu 7 (!!!) coups de chevrotines dans la tête.

A la suite de leur méfait commis en 2001, Salim Benghalem et son complice Kamel Guentari s’étaient enfuis en Algérie avant de revenir se faire pincer en France l’année suivante. Au total, la justice française semble avoir fait preuve d’une clémence inexplicable : Alors que le procureur réclamait 18 et 20 ans de prison, les peines prononcées n’étaient que de 10 et 11 ans ! Pire encore , bénéficiant d’un régime de semi-liberté à partir de 2008 (!!!) puis d’une libération conditionnelle, Salim Benghalem a été libéré en 2010 …

 

Article écrit par L. Delafon

pour mémo : http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/10/17/syrie-salim-benghalem-la-cible-des-frappes-francaises-a-rakka_4791547_3224.html

Syrie: les troupes du régime, soutenues par la Russie, progressent autour d’Alep

Les forces du régime syrien, soutenu par la Russie et l’Iran, ont progressé au nord de la Syrie, contre les rebelles. L’armée russe affirme avoir touché une cinquantaine de cibles « terroristes ».

La lutte pour la reconquête de la Syrie, menée par les forces du régime de Bachar el-Assad et soutenue par les alliés russes et 2 000 combattants iraniens ou soutenus par l’Iran, rencontre des résultats mitigés ce samedi. Au onzième jour de l’offensive terrestre pour regagner du terrain aux rebelles, la coalition a progressé dans le nord de la Syrie, mais s’est heurté à une forte résistance dans le centre du pays, autour de Homs.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), les forces coalisées de l’armée, des milices pro-régime, du Hezbollah libanais et des combattants iraniens et irakiens ont pris en 24 heures cinq villages et des collines de la province septentrionale d’Alep et se trouvaient aux portes de la localité clé d’Al-Hader. « La prise de cette localité, à 25 kilomètres au sud de la ville d’Alep (chef-lieu de la province éponyme), permettrait de sécuriser une ligne d’approvisionnement de l’armée entre la province d’Alep et celle de Hama », plus au sud, a expliqué le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane.

La province d’Alep est quasi-entièrement aux mains du Front Al-Nosra, la branche syrienne d’Al-Qaïda, et ses alliés islamistes, ou des djihadistes du groupe Etat islamique (EI). Le régime ne contrôle qu’une route lui permettant d’approvisionner les quartiers de la ville d’Alep sous son contrôle. Selon l’OSDH, depuis vendredi, 17 rebelles et huit membres des forces du régime ont été tués. Les combats ont poussé 2 000 familles à fuir leurs habitations.

49 cibles « terroristes » visées par la Russies
Dans la province d’Alep, les forces du régime cherchent aussi à briser le siège imposé par l’Etat islamique à l’aéroport militaire de Kweires, s’emparant d’une nouvelle localité environnante et se trouvant, selon une source militaire, à six kilomètres de la base. En cas de victoire, cet aéroport pourrait être mis à la disposition de l’aviation russe. A elle seule, l’armée russe a d’ailleurs annoncé ce samedi avoir frappé 49 cibles « terroristes » en Syrie au cours des dernières 24 heures.

Au cours de certaines de leurs frappes dans la région d’Alep, les forces aériennes russes ont utilisé les données fournies par leurs drones, mettant ainsi hors combat deux tanks et trois véhicules de combats d’infanterie, selon le ministère. A Lattaquié, les frappes des avions russes ont permis de détruire « une base d’entraînement terroriste » selon le ministère russe. Depuis le début de son intervention le 30 septembre dernier, la Russie estime avoir touché rien de moins que 456 cibles « terroristes ».

Mais l’implication de la Russie dans le conflit syrien fait l’objet de nombreuses critiques. Le président américain Barack Obama a affirmé à nouveau vendredi que la Russie ne pourrait faire aboutir une solution pacifique « à coup de bombes ». Il n’y a « aucun rapprochement de vues en termes de stratégie » entre Washington et Moscou, a dit Barack Obama, en dénonçant le soutien russe au régime Assad. »C’est au peuple syrien de décider qui dirigera la Syrie », a rétorqué Dimitri Medvedev, en soulignant que la Russie pour le moment « oeuvre sur la base qu’Assad est le président légitime ».

Le Front Al-Nosra menace la Russie

Le chef du Front Al-Nosra compare « l’invasion russe » de la Syrie à celle de l’Afghanistan en 1979. Dans un message audio diffusé sur YouTube, Abou Mohammed Al-Djoulani, qui dirige le mouvement lié à Al-Qaida, affirme que l’intervention militaire russe pour sauver le régime de Damas est vouée à l’échec et promet à Moscou une défaite qui lui fera regretter l’Afghanistan.
« Il n’y a pas d’autre choix que de durcir le combat et de cibler les villes et villages alaouites [dans la province de] Lattaquié et j’appelle tous les groupes (…) à tirer chaque jour des centaines de missiles sur leurs villages, comme ils le font sur les villes et villages sunnites », lance le chef du Front Al-Nosra.
Le chef du Front Al-Nosra appelle aussi les djihadistes du Caucase à venir en aide à ceux de Syrie en frappant la Russie. « Si l’armée russe tue notre population, tuez sa population, si elle tue nos soldats, tuez les siens. Œil pour œil », lance Abou Mohammed Al-Djoulani.
Abou Mohamed Al-Djoulani accuse aussi la Russie de concentrer ses frappes aériennes contre les mouvements qui luttent contre Bachar Al-Assad et d’épargner l’organisation Etat islamique qu’elle prétend combattre, un reproche également formulé à Moscou par les pays occidentaux et les puissances sunnites régionales.
Au 13e jour de son intervention en Syrie, l’aviation russe a bombardé les positions de rebelles islamistes. L’objectif lancé par l’armée syrienne avec l’appui de l’aviation russe est d’avancer vers Khan Cheikhoun, un fief du Front Al-Nosra dans le sud de la province d’Idlib, et de l’encercler.
Abou Mohammed Al-Djoulani offre 3 millions d’euros pour la mort du président syrien, Bachar Al-Assad, et 2 millions pour celle d’Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah.

Daesh. Cinq morts dans un attentat en Arabie saoudite

Un homme armé a abattu, le 15 octobre, cinq personnes dans une salle de prière chiite à Saihat dans l’est de l’Arabie saoudite. Neuf autres sont blessées.

Selon des habitants, l’agresseur, arrivé à bord d’un taxi, s’est arrêté devant la salle, protégée par des gardes. Une fusillade a éclaté et l’homme a été abattu par la police saoudienne. Le groupe État islamique a revendiqué l’attentat.

Cette attaque survient deux jours après le début de l’Achoura, l’une des fêtes les plus sacrées du calendrier chiite.

Les lieux saints chiites protégés

En mai, deux autres attaques à la bombe contre deux mosquées chiites avaient provoqué la mort de 25 fidèles. Des volontaires protègent les lieux saints de l’est du pays, peuplé par des chiites.

Au mois d’août, un attentat suicide visant une mosquée fréquentée par des membres locaux des services de sécurité dans le sud-ouest du pays avait coûté la vie à 15 personnes.

Syrie: Daesh appelle au Djihad contre Moscou et Washington…

La Russie sera vaincue», a menacé ce mardi le porte-parole de Daesh Abou Mohamed al-Adnani dans un enregistrement diffusé sur les sites djihadistes, appelant «les musulmans en tous lieux à lancer le djihad contre les Russes et les Américains». Abou Mohamed al-Adnani a accusé les Etats-Unis d’être «faibles et impuissants» et de «faire appel» à l’Australie, à la Russie, à la Turquie et à l’Iran pour l’aider «dans sa guerre contre Daesh».
« Œil pour œil »
Le porte-parole de Daesh a affirmé que son groupe «se renforce chaque jour et continuera à devenir plus fort», alors qu’il occupe la moitié de la Syrie et occupe de vastes régions d’Irak, où il sème la terreur et commet de multiples exactions – décapitation, viols, rapts…Il a par ailleurs confirmé la mort de son numéro deux, Fadel Ahmad al-Hayali, frappé en août par un raid aérien américain. «Il a entraîné des hommes et laissé derrière lui des héros, qui avec l’aide de Dieu, vont faire du mal à l’Amérique», a déclaré le porte-parole.
Avant cet enregistrement, le chef du Front Al-Nosra, la branche syrienne d’Al-Qaïda, a appelé «les moudjahidine du Caucase à soutenir autant qu’ils peuvent le peuple de Syrie. Si l’armée russe tue notre population, tuez sa population, si elle tue nos soldats, tuez les siens. Oeil pour oeil». Daesh et le Front Al-Nosra se font la guerre et combattent séparément le régime de Bachar al-Assad.
Frictions entre Moscou et Washington
La Russie est intervenue le 30 septembre avec son aviation pour venir en aide au régime de Damas, son allié, qui avait subi plusieurs revers face aux rebelles. Moscou affirme que ses avions bombardent Daesh et les groupes rebelles islamistes, dont Al-Nosra, dans plusieurs régions. Les Etats-Unis sont, eux, à la tête d’une large coalition qui bombarde Daesh depuis plus d’un an en Syrie et en Irak, sans parvenir à le neutraliser.
Moscou et Washington continuent d’avoir des positions opposées sur le conflit, même si tous deux bombardent Daesh. Le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter a annoncé mardi que les Etats-Unis et la Russie allaient reprendre leurs discussions militaires sur le conflit syrien pour éviter tout incident aérien entre leurs aviations respectives. «Nous aurons une nouvelle discussion avec les Russes demain» (mercredi), a déclaré Ashton Carter à Boston. Washington et ses alliés reprochent surtout à Moscou de ne pas concentrer ses frappes sur Daesh.
Le président russe Vladimir Poutine a pour sa part vertement critiqué les Etats-Unis en dénonçant leur manque de coopération et leur parachutage de munitions à des groupes rebelles dans le nord de la Syrie. Selon le ministère de la Défense à Moscou, l’aviation russe a bombardé 86 «cibles terroristes» dans les provinces de Raqa (nord), Hama (centre), Idleb (nord-ouest), Lattaquié (ouest) et Alep (nord) ces dernières 24 heures, soit un record absolu depuis le début de son intervention. Pour les Russes, tous ceux qui sont opposés sur le terrain à Bachar al-Assad sont des «terroristes», alors qu’Américains et Européens veulent un départ d’Assad et appuient des groupes rebelles qu’ils qualifient de «modérés».

Syrie : al-Nosra offre 3 millions d’euros pour l’élimination de Bachar el-Assad

Le chef d’al-Qaida en Syrie se déclare prêt à débourser également deux millions d’euros pour «quiconque tuerait» Hassan Nasrallah, le numéro un du Hezbollah chiite libanais.

Quand al-Qaida copie ses ennemis américains. Le chef de la branche syrienne du réseau terroriste offre «3 millions d’euros à quiconque tuerait Bachar el-Assad». Abou Mohammed al-Joulani en a fait l’annonce dans un enregistrement audio diffusé tard lundi, rappelant les alléchantes propositions financières du FBI qui a longtemps récompensé toute personne permettant la «neutralisation» des terroristes ennemis de l’Amérique. «Combien de temps encore le sang des musulmans va-t-il couler pour un homme qui aime son pouvoir? Combien de temps les musulmans doivent-ils attendre pour recouvrer leurs droits?», s’est interrogé le chef du Front al-Nosra, l’un des principaux groupes rebelles syriens, en compétition avec les djihadistes de Daech pour le contrôle de l’insurrection anti-Assad.

Joulani a précisé qu’il verserait ces 3 millions d’euros, même si Assad était tué par un membre de sa famille et qu’al-Nosra protégerait le meurtrier et son clan. Pas sûr que ces assurances convainquent un membre de l’entourage du président syrien de passer à l’action, quand on se rappelle les tombereaux d’injures que les alaouites – sa confession – ont reçus de la part des radicaux sunnites depuis le début de la révolte en Syrie en 2011.
Appel aux musulmans chiites

Dans le même enregistrement, le chef d’Al-Nosra, qui dispose visiblement de beaucoup d’argent, promet également «deux millions d’euros» à celui qui liquidera le cheikh Hassan Nasrallah, chef du Hezbollah chiite libanais dont plusieurs milliers de ses hommes combattent au côté de l’armée syrienne. Et là encore Joulani appelle les musulmans chiites – qu’al-Nosra exècre tout autant que les alaouites – à franchir le Rubicon pour se débarrasser du tout puissant leader du Hezbollah.
Considéré par les États-Unis et Israël comme une organisation terroriste, le Hezbollah a toujours veillé à protéger son leader contre ses nombreux ennemis. Même si sa sécurité a été renforcée depuis que ses hommes se battent en Syrie, des failles ont permis ces dernières années l’élimination – généralement attribuée au Mossad israélien – de hauts responsables de la milice chiite libanaise, formée à partir des années 80 par ses parrains iraniens. Quant à Bachar el-Assad, sa protection a elle aussi été renforcée depuis qu’il est devenu l’ennemi numéro un de nombreux rebelles, bien décidés à renverser son pouvoir.
Les islamistes d’al-Nosra sont l’une des principales cibles des frappes menées par l’aviation russe en Syrie depuis une quinzaine de jours pour consolider le pouvoir de Bachar el-Assad, très affaibli au printemps par les avancées des insurgés, dont le Front al-Nosra, dans le nord-ouest du pays.

In Le Figaro

Irak : le groupe État islamique confirme la mort de son numéro deux

En août dernier, les États-Unis avaient annoncé que Fadel Ahmad al-Hayali avait été tué le 18 du même mois dans un raid aérien américain près de Mossoul.

Le porte-parole du groupe djihadiste État islamique (EI) a confirmé la mort du numéro deux de l’organisation djihadiste tué en août dans un raid américain en Irak, selon un enregistrement diffusé mardi sur les sites islamistes. En août dernier, les États-Unis avaient annoncé que le numéro deux de l’EI Fadel Ahmad al-Hayali avait été tué le 18 du même mois dans un raid aérien américain près de Mossoul en Irak alors qu’il se trouvait dans un véhicule avec un autre responsable de l’organisation djihadiste.
« L’Amérique s’est réjoui de la mort d’Abi Moutaz al-Qorachi en le présentant comme une grande victoire », a dit le porte-parole de l’organisation EI Abou Mohamed al-Adnani, en le désignant par un de ses multiples pseudonymes. « Je ne vais pas pleurer celui dont le seul souhait était de mourir au nom de Dieu… Il a entraîné des hommes et laissé derrière lui des héros, qui avec l’aide Dieu, vont faire du mal à l’Amérique », a-t-il ajouté sans dire exactement comment le numéro deux avait été tué.
Une offensive fulgurante

A l’époque, la Maison Blanche avait précisé que Hayali était l’un des principaux coordinateurs des transferts d’armes, d’explosifs, de véhicules et d’individus entre l’Irak et la Syrie, deux pays frontaliers où le groupe EI contrôle de vastes territoires. Elle l’avait présenté comme « le principal adjoint » du chef de l’organisation EI Abou Bakr al-Baghdadi, en précisant qu’il était en charge des opérations du groupe terroriste en Irak.
Le groupe djihadiste avait lancé en juin 2014 une offensive fulgurante en Irak qui lui avait permis de s’emparer de vastes pans du territoire face à des forces gouvernementales en déroute. Les États-Unis et leurs alliés bombardent depuis plus d’un an par les airs les positions de l’EI en Syrie et en Irak sans être parvenus à neutraliser ce puissant groupe ultraradical.

in Le Point

Boko Haram: au Tchad et au Cameroun, un week-end sanglant

Le groupe Etat islamique en Afrique de l’Ouest, mieux connu sous le nom de Boko Haram, a frappé ce week-end. Au Tchad d’abord, avec une quintuple attaque kamikaze survenue samedi dans une localité sur les rives du lac et qui a fait 43 morts, dont les kamikazes, ainsi qu’une quarantaine de blessés selon le dernier bilan disponible. Puis, dimanche dans le nord du Cameroun, un double attentat-suicide a visé la localité de Kangaleri, près de Mora. Bilan : 11 morts dont les kamikazes, et une trentaine de blessés.
Au Cameroun, le double attentat a eu lieu tôt le matin dans le village Kangaleri, près de Mora. Les deux kamikazes, comme souvent, ont profité de l’affluence en ce jour de marché pour perpétrer le forfait qu’on leur avait attribué. Dans ce cas, il s’agissait de deux fillettes de 12 et 13 ans, selon les informations communiquées par le gouverneur de la région. Les kamikazes, au moment d’actionner leurs explosifs, avaient été aperçues avec des plateaux de beignets sur la tête. Une technique de camouflage, selon un officier.

Le gouverneur de la région a confié que plusieurs autres attentats avaient pu être déjoués tout le long de la semaine, grâce aux dénonciations de la population et le maillage territorial des comités de vigilance. Il a par ailleurs indiqué que les autorités militaires et administratives avaient été prévenues des risques élevés d’attentats, suite aux pressions que subit la secte islamiste au Nigeria. Les attentats de Kangaleri ont porté le total des attaques-suicides à 15 en territoire camerounais.

Cinq attentats-suicide au Tchad samedi

Côté tchadien, cinq attentats-suicide ont endeuillé le pays ce samedi. Les premiers éléments d’enquête ont permis d’établir que ce sont deux femmes, arrivées au camp des déplacés tchadiens de Kousséri, qui ont fait exploser leurs charges, au moment où elles procédaient à des salutations d’usage. Au marché de Bagasola, les kamikazes étaient plus jeunes : des enfants, précise un enquêteur, qui explique que les vérifications d’identité sont en cours, sachant qu’il ne reste que des têtes après l’explosion et parfois de simples bouts de vêtements.

Dans la nuit de samedi à dimanche, le bilan s’est alourdi. Sept blessés ont succombé, portant à 43 le nombre de victimes. Plusieurs rotations d’hélicoptères ont transporté les blessés sur Ndjamena pour des soins.

Dimanche matin, Bagasola s’est réveillée encore sous le choc de la veille. On en a profité pour retirer les corps des décombres pour les inhumer. Les enquêteurs ont aussi prélevé des indices sur les lieux des explosions pour procéder à des analyses afin de répondre à la lancinante question : comment cinq kamikazes ont-ils pu échapper aux mailles du filet sécuritaire tissé dans la région depuis plusieurs mois ?

Boko Haram renforce leur nouvelle stratégie

Tchad et Cameroun frappés dans le même week-end ; les jihadistes poursuivent leur nouvelle stratégie, multiplier les attaques terrorristes pour frapper les populations civiles, surtout dans de petites localités mal défendues, plutôt que s’assurer le contrôle d’un territoire. Le porte-parole du gouvernement camerounais, Issa Tchiroma Bakary, estime que Boko Haram n’est plus en mesure de se confronter aux forces armées régionales. Et pense qu’il faut développer les comités de vigilance citoyenne : « C’est à la société civile de prendre le relais, la relève, là où les forces de défense et de sécurité ne peuvent pas agir puisque Boko Haram, désormais, ne se présente pas. »

L’Etat Islamique progresse en Syrie et en Irak depuis six mois

La zone contrôlée par les islamistes à cheval sur l’Irak et la Syrie, s’est agrandie entre mars et septembre 2015. Et ce malgré les bombardements de la coalition internationale

Le constat est indéniable : le territoire aux mains des combattants de l’Etat islamique s’est agrandi entre mars et septembre 2015. Cette progression est valable tant en Irak qu’en Syrie, malgré les bombardements de la coalition internationale, qui ont débuté en août 2014. La France participe aux offensives aériennes en Irak depuis un an, et commence à bombarder la Syrie. Le conflit touche désormais la totalité du pays, y compris la capitale, Damas, et la progression des jihadistes a poussé à l’exil de nombreux Syriens.

En Syrie, seuls les Kurdes parviennent à contenir l’Etat Islamique
Les jihadistes ont gagné énormément de terrain en Syrie durant la période observée. C’est particulièrement visible aux environs de la cité antique de Palmyre, tombée entre les mains de l’Etat islamique au mois de mai. Le groupe affermit son emprise sur le Sud, aux abords de la capitale, Damas, et à la frontière avec le voisin irakien. Il progresse également dans l’ouest du pays, dans les villes d’Alep et d’Idlib, bastions historiques des rebelles syriens, notamment au détriment des jihadistes du Front Al-Nosra (affiliés à Al-Qaïda).

La situation est différente plus au Nord, face aux combattants kurdes. Après la libération de la ville de Kobané en janvier, ces derniers ont pris le contrôle, en juin, de Tel Abyad, une autre ville stratégique, à la frontière avec la Turquie. La ligne de front se déplace vers le Sud, y compris dans la région de la ville d’Al-Hasakah, où une offensive de l’Etat islamique a échoué, durant l’été.

En Irak, l’étau se desserre lentement autour de Bagdad
La zone contrôlée par les combattants de l’EI en Irak depuis 2014 s’étend au sud de Mossoul, capitale irakienne du « califat », le long de l’autoroute vers Bagdad. Et ce territoire s’est aussi sensiblement agrandi.

La reprise de la ville de Tikrit, sur cette même autoroute, par l’armée irakienne à la fin du mois de mars semblait pourtant témoigner de l’efficacité des frappes de la coalition internationale, mais elle a rapidement été effacée par la chute de Ramadi, à l’ouest de Bagdad, au mois de mai. Depuis, une contre-offensive des forces loyalistes irakiennes, appuyées par des miliciens chiites, est en cours. Elle a pour l’instant permis de réduire la présence des jihadistes aux alentours de Falloujah.

Daesh disposerait d’une fortune de 2000 milliards d’euros

Impôts, pétrole, esclavagisme… Daesh a créé un vaste réseau de ressources dans les territoires envahis et disposerait aujourd’hui d’une fortune colossale

A combien s’élève la fortune de Daesh ? Selon une étude du Centre d’analyse du terrorisme (CAT), révélée par le magazine Challenges, le groupe islamiste disposerait d’un trésor de 2 200 milliards de dollars, soit près de 2000 milliards d’euros.

Le CAT précise que Daesh a accumulé 200 milliards de plus pour la seule année 2015.

D’où vient cet argent ?

L’impôt
La principale source de revenu de l’organisation jihadiste serait l’impôt. Selon les auteurs du rapport, en un an, l’impôt serait passé de 360 millions de dollars à un milliard de dollars. « Daesh a de plus en plus recours aux taxes forcées et aux extorsions de fonds. Dans la province de Ninive, en Irak, le groupe ponctionne 50% du salaire des 60 000 fonctionnaires de la région. Cela génère entre 500 et 600 millions de dollars par an », explique l’auteur Jean-Charles Brisard au magazine.

Le pétrole
Deuxième source de revenu : le pétrole. L’organisation islamiste a envahi début septembre les champs pétrolifères de Jazal, en Syrie. Avec cette conquête, Daesh est aujourd’hui à la tête de 80% de la production pétrolière du pays, ainsi que de 10% de la production irakienne.

Mais les revenus tirés de l’or noir auraient presque été divisés par deux en 2015, du fait des bombardements de la coalition internationale qui entravent le transport du pétrole.

L’esclavage
Un rapport de l’ONU paru en août dernier affirment que Daesh pratique l’esclavagisme de manière très organisée. Les jihadistes ont établi une grille de tarification : les enfants de moins de 10 ans sont vendus 150 euros, les adolescentes environ 110 euros, les femmes entre 20 et 30 ans environ 70 euros. L’organisation analyse ces prix : pour les islamistes, il semblerait que la valeur d’une personne ne soit pas sa force de travail mais sa jeunesse et sa naïveté : plus les individus sont malléables pour être embrigadés, plus ils coûtent cher.

Des sources diverses
Daesh contrôlerait également 90% des champs de coton syriens, qui représentent 5 à 10% des importations de coton en Turquie.

De l’argent proviendrait aussi de la vente de gaz, de blé et de drogue, ainsi que des donations de partisans.

Comment Daesh vend-il ses marchandises ?
Le pétrole est une ressource très surveillée par la communauté internationale. Pourtant, Daesh parviendrait à vendre ses stocks en passant par des réseaux criminels de contrebande kurdes, jordaniens et turcs site sur pour viagra. Ces réseaux dissimuleraient le pétrole illégalement acquis dans des exportations officielles pour le rendre impossible à distinguer.

Pour stocker son argent et effectuer les transactions, Daesh disposerait aujourd’hui de 130 banques, uniquement réservées au marché intérieur.

sourçe: Sud ouest du 10/10/15

 

 

Mgr Hindo, archevêque d’Hassaké : les frappes russes sont efficaces

Il y a un consensus parmi tous les évêques syriens, catholiques ou orthodoxes : les frappes russes sur l’État Islamique et les autres groupes islamistes sont efficaces… Mgr Jacques Behnan Hindo, archevêque syriaque catholique d’Hassaké-Nisibis, l’a déclaré à Asia News :

« L’intervention de Moscou a été positive, car [les Russes] ciblent vraiment Daesh [acronyme arabe pour État Islamique en Irak et au Levant] et [ses] miliciens commencent à fuir. Ils ont fui en toute précipitation la zone dans une vingtaine de véhicules, pour se diriger vers l’Irak, laissant sur place une vingtaine d’autres véhicules. C’est le signe d’une vraie retraite ».

L’archevêque est plus critique sur les frappes des États-Unis et de la “coalition”.

« [Les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne ne disent] attaquer que Daesh, mais ne parlent pas du Front Al-Nosra et des autres milices islamistes liées à Al-Qaïda. En vérité, ce sont des groupes extrémistes qui ont changé de nom pour se refaire une crédibilité, et on ne les cite jamais. C’est aussi un gros problème ».

L’archevêque revient sur un événement qui n’avait pas manqué de me surprendre au début de l’année, et qui lui permet de parles des « ambiguïtés » des États-Unis lors de l’assaut donné par l’État Islamique contre les villages chrétiens de la vallée de la Khabour, avec, notamment, pour résultat l’enlèvement de plus de 200 chrétiens, la plupart étant toujours otages de l’État Islamique, ou réduits à la dhimmitude.

« Dans la nuit du 23 février, lors de l’attaque de Daesh, les avions américains ont survolé la zone très longtemps mais sans intervenir. Puis, pendant trois jours, nous n’avons plus vu aucun avion, ce qui a laissé le champ libre aux miliciens [islamistes]. Cela nous laisse penser que, d’une certaine manière, [les miliciens islamistes] ont été aidés par les Américains et leur attitude ambiguë ».

Source : Asia News, 9 octobre

Syrie : Daesh aux portes d’Alep

Le groupe islamiste a réussi une avancée éclair près de la deuxième ville du pays profitant de la confusion générale dans les régions tenues par les rebelles dans le pays en guerre. Sur un autre front, l’armée syrienne, revigorée par les frappes de son allié russe et du Hezbollah chiite libanais, a intensifié sa chasse aux islamistes dans des régions du nord-ouest.

Dans ce conflit complexe impliquant une multitude d’acteurs, la cible principale des raids de Moscou est pour le moment les groupes rebelles hostiles au régime et le Front al-Nosra, branche syrienne d’al-Qaïda, et aussi Daesh. L’intervention le 30 septembre dans le conflit de Moscou, un allié du régime syrien de Bachar el-Assad, est critiquée par l’Occident qui l’accuse de vouloir secourir Bachar el-Assad, qui était en mauvaise posture, plutôt que de combattre les djihadistes.
Profitant des frappes russes Daesh a avancé rapidement en direction d’Alep après avoir chassé des groupes insurgés rivaux de localités au nord de cette deuxième ville de Syrie, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Il y a eu des dizaines de morts, a ajouté l’ONG. « L’EI profite de la confusion parmi les rebelles frappés par les Russes dans plusieurs provinces. Il a avancé sans qu’il soit inquiété par un raid », a dit le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane.

L’EI a « pris le contrôle de vastes régions au nord d’Alep (…) et est aux portes d’Alep », lit-on dans un communiqué du groupe ultraradical qui s’est emparé de la moitié du territoire syrien et sévit également en Irak voisin. Le groupe djihadiste se trouve désormais à une vingtaine de kilomètres d’Alep, notamment près de la zone industrielle de Cheikh Najjar qui ouvre directement sur la partie de la ville contrôlée par le régime.
« L’EI a annoncé à plusieurs reprises qu’il allait déclencher une offensive sur Alep, sans le faire. Il attendait le bon moment et a profité des frappes russes sur les rebelles pour avancer », explique Romain Caillet, un expert des mouvements djihadistes. « L’atout principal de l’EI, c’est sa réactivité. Sa tactique militaire, c’est de profiter des opportunités. » Pour Thomas Pierret, expert de l’islam en Syrie à l’université d’Édimbourg, « les Russes concentrent leurs attaques sur les rebelles et ne frappent que très marginalement l’EI ». La coalition dirigée par Washington et qui frappe les djihadistes depuis plus d’un an « n’est pas non plus très active contre l’EI dans cette région. La réactivité de l’EI est due à l’efficacité de sa chaîne de commandement et au dévouement de ses combattants », ajoute-t-il.

Jeudi soir, la France a mené une deuxième frappe contre l’EI dans son fief de Raqa (nord-est). Elle a réitéré les critiques occidentales en affirmant que « 80 à 90% » des frappes russes ne ciblaient pas en priorité l’EI. Selon l’OSDH, la frappe française a visé « un camp d’entraînement ». En lançant sa campagne aérienne, le Kremlin a annoncé qu’elle visait à combattre l’EI et « les autres groupes terroristes », terme par lequel il désigne tous les opposants d’Assad sur le terrain.
Sur un autre front de la province d’Alep, un haut commandant des Gardiens de la révolution iraniens, le général Hossein Hamedani, a été tué jeudi par l’EI, selon Téhéran, principal allié régional de Damas qui a 7 000 membres de cette armée d’élite en Syrie. Forte des bombardements russes, mais aussi de l’appui crucial du Hezbollah libanais au sol, l’armée du régime a lancé mercredi une vaste offensive pour reprendre le territoire perdu, avançant dans des secteurs des provinces de Hama (centre) et de Lattaquié (ouest).
Les « cibles terroristes » des Russes

Le Kremlin a assuré que l’opération russe se poursuivrait « tout au long de l’offensive des forces syriennes ». « La campagne vise en premier lieu à protéger le territoire du régime (à Hama et Lattaquié), puis de contre-attaquer pour reprendre Idleb en remontant vers le nord », selon l’OSDH. La province d’Idleb a été conquise entièrement par les rebelles et al-Nosra. L’un des enjeux est Sahl al-Ghab, une plaine stratégique à Hama où les insurgés avaient avancé en menaçant Lattaquié. Aujourd’hui, ces derniers sont bombardés par les Russes.
L’armée russe a annoncé vendredi avoir bombardé 60 « cibles terroristes » en Syrie au cours des 24 dernières heures, soit une forte intensification de leurs frappes depuis le début de leur intervention, le 30 septembre, ont rapporté les agences de presse russes. « Les avions russes ont fait 67 sorties depuis la base aérienne de Khmeimim (…) et bombardé 60 cibles terroristes » dans les provinces de Raqa, Lattaquié, Hama, Idleb et Alep, a déclaré le chef adjoint de l’état-major russe, le général Igor Makouchev, cité par les agences.

Déclenché en mars 2011 par une révolte populaire brutalement réprimée, le conflit en Syrie s’est mué en guerre ouverte qui a fait plus de 240 000 morts, poussé à la fuite plusieurs millions de Syriens et provoqué une grave crise migratoire.

Washington face à l’échec de sa stratégie afghane

D’ici à la fin de l’année 2016, notre présence militaire sera réduite à Kaboul à celle d’une ambassade normale, comme nous l’avons fait en Irak. » Cette phrase, prononcée par le président des Etats-Unis, Barack Obama, le 27 mai 2014, a été reprise par le président de la commission des forces armées du Sénat, le républicain John McCain, en préambule à l’audition du responsable du contingent américain en Afghanistan, le général John Campbell, mardi 6 octobre.
Car le bombardement meurtrier de l’hôpital géré par Médecins sans frontières (MSF) à Kunduz a indirectement rappelé que neuf mois après la fin officielle des opérations militaires américaines, le soutien de ce qui reste des forces déployées sur place par les Etats-Unis reste indispensable pour garantir le maintien des institutions.
Le précédent irakien cité en exemple par M. Obama, quelques jours seulement avant la prise de Mossoul par l’Etat islamique en juin 2014, est dans toutes les têtes. En réduisant drastiquement les effectifs américains en Irak, l’administration américaine n’avait pas seulement fait l’économie de moyens, qu’elle a été obligée de reconstituer en partie depuis (plus de 3 000 personnes, principalement des conseillers militaires, ont été renvoyées à Bagdad et dans le Kurdistan irakien).
Rester sur place face aux impératifs du terrain
Elle s’était également privée d’un levier politique alors que le premier ministre irakien d’alors,…

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2015/10/08/l-impossible-depart-americain-d-afghanistan_4784678_3222.html#1hkPVZ3otIV94S2G.99

Des trafiquants d’Europe de l’Est tentent de vendre des matériaux nucléaires à Daesh

Vous pourrez faire une bombe sale, ce qui serait parfait pour l’Etat islamique…» Quand il a prononcé cette phrase, ce contrebandier d’Europe de l’Est ne se doutait pas qu’il avait en face de lui un informateur de la police moldave.
Relayée par plusieurs médias anglosaxons et par France TV Info notamment, l’agence Associated Press assure, ce mercredi, que les forces de sécurité moldaves, appuyées par le FBI, ont déjoué pas moins de quatre tentatives de vente de matériaux fissiles aux terroristes de Daesh au cours des dernières années.

Une dose de césium pour contaminer plusieurs pâtés de maison
La dernière date de février, selon The Independent qui relaie aussi cette information. « Un homme [répondant au nom de Valentin Grossu] aurait tenté de vendre une énorme dose de césium mortel –suffisant pour contaminer plusieurs pâtés de maison– en cherchant spécifiquement un acheteur de Daesh »
Le journal anglais publie à l’appui de nombreuses photos et vidéos montrant notamment l’arrestation de Valentin Grossu et l’échantillon de césium qu’il comptait refourguer. Tout comme le contenu d’écoutes téléphoniques démontrant que ces contrebandiers cherchent véritablement à faire affaire avec des acheteurs de Daesh.
Plus inquiétant encore: « seuls des échantillons de matériaux nucléaires » ont jusqu’ici été saisis, assure The Independant tout en laissant entendre que les bandits disposent de stocks beaucoup plus importants pilule de viagra.

 

source 20 minutes

Daesh publie l’adresse du soldat qui a tué Ben Laden

Un partisan britannique de Daesh a publié sur les réseaux sociaux l’adresse de Robert O’Neill, cet ex soldat de l’US Navy Seal qui affirme avoir tué Oussama Ben Laden en 2011.

C’est le Mirror qui révèle cette information. Un djihadiste britannique a mis en ligne une notice indiquant la manière de trouver facilement le domicile de l’ex-soldat des forces spéciales américaines qui a revendiqué en 2014 être celui qui a tué le chef d’Al-Qaida. L’armée américaine avait mené le 2 mai 2011 une opération commando dans son refuge d’Abbottabad, au Pakistan.

Le message était accompagné de hashtags sinistres et de la mention suivante : « Je laisse cette info sur Robert O’Neill pour mes frères en Amérique et d’Al-Qaïda aux Etats-Unis, en tant que cible numéro un, à traquer et tuer. » Son post a été partagé plusieurs fois avant que les réseaux sociaux ne tentent de le censurer.

Preuve de la détermination de ces partisans de Daesh, le post comprenait également un lien vers un article d’International Business Times dans lequel le père de Robert O’Neill affirmait que sa famille n’avait pas eu peur de Daesh.

Daesh revendique un attentat à la voiture piégée en Irak

Daesh a revendiqué ce lundi un attentat à la voiture piégée dans le sud de l’Irak, où un véhicule a explosé sur un marché faisant au moins 10 morts dans la région de Bassora.

« L’armée du califat a réussi à faire exploser une voiture piégée garée au milieu d’un rassemblement de Rafidha », selon un communiqué Daesh publié sur les réseaux sociaux. L’organisation terroriste utilise le terme Rafidha pour désigner les musulmans chiites.

Source: bfmtv

Les islamistes de Daesh continuent à détruire Palmyre

La destruction continue à Palmyre. Un nouveau drame qui fait craindre l’anéantissement de la cité antique classée au patrimoine mondial. Daesh, coutumier des actes de destructions de monuments, a réduit en poussière le célèbre Arc de triomphe de Palmyre en Syrie.

« Nous avons reçu des informations sur le terrain selon lesquelles l’Arc de triomphe a été détruit hier (dimanche). L’EI l’a piégé il y a quelques semaines », a affirmé Mamoun Abdelkarim, le chef des Antiquités en Syrie. « Nous sommes en train de vivre une catastrophe. Depuis la capture de la cité (par les jihadistes), c’est un choc après l’autre », a ajouté le responsable, joint par téléphone par l’AFP.
Daesh «détruit désormais par vengeance, même pas pour des raisons idéologiques»
En août, le groupe ultraradical avait déjà amputé Palmyre, site inscrit par l’Unesco au patrimoine mondial de l’humanité, de ses plus beaux temples, ceux de Bêl et Baalshamin, détruits à coups d’explosifs. Et en septembre, il a détruit plusieurs des célèbres tours funéraires de la cité, uniques au monde.

L’Arc de triomphe, vieux de 2.000 ans et situé à l’entrée de la célèbre rue à colonnades du site historique, « était une icône de Palmyre », a regretté le responsable. « C’est une destruction méthodique de la cité. Ils veulent la raser, la faire disparaître complètement. Nous risquons de la perdre en entier », a-t-il dit. « On sait que l’EI a encore piégé d’autres monuments. Nous avons désormais peur pour toute la cité antique. Il faut que la communauté internationale trouve le moyen de sauver Palmyre », ville qui recèle les plus beaux trésors de Syrie, a-t-il imploré.
Les djihadistes considèrent les statues ou fresques représentant des hommes ou des animaux comme de « l’idolâtrie » et ont déjà détruit pour cette raison plusieurs trésors archéologiques en Irak et en Syrie. En décembre 2014, l’ONU avait affirmé que près de 300 sites importants avaient été détruits, abîmés ou pillés depuis mars 2011, images satellitaires à l’appui. Mais pour le chef des Antiquités, Daesh « détruit désormais par vengeance, même pas pour des raisons idéologiques car l’Arc de triomphe n’était pas un monument religieux mais civil ».

la situation s’envenime entre les turcs et les russes

Alors que la Turquie souhaite le départ de Bachar el-Assad et soutient les rebelles, Moscou appuie le régime et s’oppose à une zone d’exclusion aérienne.

Les relations se sont tendues entre Ankara et Moscou après deux incidents aériens à la frontière syro-turque au moment où la Russie frappait de nouvelles positions du groupe État islamique (EI) et des rebelles en Syrie. Dans ce climat de tension croissante, les djihadistes de l’EI ont poursuivi leur campagne de destruction du site antique de Palmyre en réduisant en poussière son célèbre arc de triomphe.
Au sixième jour de la campagne russe en Syrie, la Turquie a annoncé que des F-16 turcs avaient intercepté samedi un chasseur de l’armée de l’air russe et l’avaient forcé à faire demi-tour. Les autorités turques ont émis « une vive protestation » auprès de l’ambassadeur russe à Ankara. L’armée turque a par ailleurs indiqué que deux chasseurs turcs avaient été « harcelés » dimanche lors d’une mission de patrouille par un MIG-29 non identifié à la hauteur de la frontière syrienne.
L’avion de chasse russe est entré samedi « pour quelques secondes » dans l’espace aérien turc en raison de « mauvaises conditions météo », a déclaré lundi le porte-parole du ministère russe de la Défense, le général Igor Konachenkov. « Un avion militaire russe Su-30 est entré durant quelques secondes dans l’espace aérien turc, lors d’une manoeuvre, alors qu’il rentrait à son aérodrome », a indiqué Igor Konachenkov, cité dans un communiqué du ministère. « Cet incident est le résultat de mauvaises conditions météorologiques dans cette zone. Il ne faut pas y voir un complot quelconque », a-t-il souligné.

L’Otan a jugé « extrêmement dangereuses » les incursions de l’aviation russe en Turquie, dénonçant « un comportement irresponsable » et appelant Moscou à des explications « immédiates », dans une déclaration conjointe de ses membres. Les 28 pays de l’Alliance atlantique, réunis en urgence lundi après-midi à Bruxelles, ont aussi exprimé leur « grave préoccupation » face aux frappes aériennes de la Russie en Syrie, en particulier à Hama, Homs et Idlib, « qui ont fait des victimes civiles et ne visaient pas Daesh (acronyme arabe du groupe État islamique) ». « Les Alliés appellent la Fédération russe à immédiatement cesser ses attaques contre l’opposition syrienne et les civils », selon ce texte commun.
« C’était une icône de Palmyre »

Les deux pays ont des points de vue diamétralement opposés sur la crise syrienne. Ankara veut le départ du président Bachar el-Assad et soutient les rebelles, tandis que Moscou appuie le régime et exècre les rebelles et surtout les djihadistes du Front Al-Nosra, la branche syrienne d’Al-Qaïda, et du groupe État islamique (EI). Pour sa part, un haut responsable de la Défense américain, a jugé lundi que cette violation de l’espace aérien de la Turquie n’était pas accidentelle.

La Russie est opposée à la création d’une zone d’exclusion aérienne en Syrie telle que proposée par la Turquie, a déclaré lundi un vice-ministre russe des Affaires étrangères, Mikhaïl Bogdanov. « Bien sûr, nous sommes contre cela. Il faut respecter la souveraineté des pays », a déclaré Mikhaïl Bogdanov à l’agence de presse russe Interfax, alors qu’Ankara a réclamé à plusieurs reprises la création d’une zone d’exclusion aérienne en Syrie, où la Russie a commencé la semaine dernière des frappes aériennes contre le groupe État islamique (EI).
L’armée russe a indiqué lundi soir avoir bombardé durant la journée 10 cibles de l’État islamique, notamment dans la province de Damas, au 6e jour de son intervention militaire en Syrie. Selon le communiqué du ministère russe de la Défense, les bombardiers tactiques et avions d’attaque au sol de l’aviation russe ont effectué 15 sorties aériennes. Moscou affirme avoir détruit des postes de commandement dans la province d’Alep, une position de « combattants de l’EI dans l’est de la province de Homs », dans la province d’Idleb mais surtout deux positions dans la province de Damas.
Visé par certains bombardements russes, l’EI a riposté en démolissant à l’explosif dimanche à Palmyre l’Arc de triomphe qui date de l’empereur Septime Sévère (193 à 211), et est situé à l’entrée de la célèbre rue à colonnades du site historique. « C’était une icône de Palmyre », a déploré le directeur général des Antiquités et des Musées de Syrie, Maamoun Abdelkarim. « Chaque fois que l’EI est attaqué ou perd du terrain, il agit ainsi. Il ne s’agit pas d’un acte idéologique, mais d’un acte de vengeance contre la communauté internationale qui doit réagir », a-t-il confié à l’Agence France-Presse. Les djihadistes ont déjà détruit deux temples, dont celui de Bêl, et les trois plus belles tours funéraires de la ville antique. « Le choix est simple : soit Palmyre disparaît définitivement, soit l’armée syrienne avance très vite avec le soutien de la communauté internationale et de l’armée russe pour libérer la ville. L’essentiel, c’est de la sauver. Ensuite, on pourra discuter des problèmes politiques », a ajouté Maamoun Abdelkarim.

« Stratégie perdante »

Lancée mercredi, l’intervention russe se poursuit sans relâche. Moscou a annoncé lundi avoir mené ces 24 dernières heures des frappes aériennes sur neuf cibles, dont le détail semble indiquer qu’elles ont visé en majorité des positions appartenant à d’autres groupes que l’EI, notamment le Front Al-Nosra. Selon le ministère russe de la Défense, les frappes visent à « désorganiser la chaîne de commandement et à endommager la logistique des terroristes ». L’aviation russe a frappé à Rastane et Talbissé dans la province de Homs (centre), à Beit Mneineh et Jabal al-Qobbé dans la province de Lattaquié (Ouest), et à Jisr al-Choughour dans celle d’Idleb (Nord-Ouest). Jisr al-Choughour, sous le contrôle de « l’Armée de la conquête », qui regroupe le Front Al-Nosra et des groupes islamistes qui combattent le régime et l’EI, est une localité clé sur la route menant à la province de Lattaquié, fief d’Assad.
Le secrétaire à la Défense américain Ashton Carter a estimé lundi à Madrid que les frappes russes en Syrie relevaient d’une « stratégie perdante ». Il a appelé Moscou à « affronter la menace posée par l’EI plutôt qu’à continuer ses frappes aériennes unilatérales contre l’opposition à Assad ».
Le secrétaire d’État américain John Kerry a lui-aussi critiqué lundi les violations de l’espace aérien de la Turquie par des avions de combat russe, estimant que ceux-ci auraient pu être abattus en représailles. « Nous sommes très préoccupés par cela, car c’est précisément ce genre de choses pour lesquelles la Turquie défend ses droits et cela aurait pu aboutir à ce que (ces avions) soient abattus », a-t-il déclaré au Chili, où il participe à la conférence internationale Notre océan. John Kerry a indiqué avoir parlé avec son homologue turc, Feridun Sinirlioglu, et a assuré qu’il inciterait la Russie à mieux communiquer sur ses opérations militaires. « C’est précisément le genre de choses contre lesquelles nous avons mis en garde » et « c’est pour cela que nous avons entamé des conversations avec la Russie pour être certains qu’il n’y a pas de possibilité de conflit accidentel », a dit le secrétaire d’État américain, s’exprimant au Parlement chilien.

L’UE est prête à discuter de tous les sujets avec la Turquie »

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, et le président turc Recep Tayyip Erdogan ont indiqué avoir discuté lundi à Bruxelles de la zone de sécurité qu’Ankara veut installer le long de sa frontière avec la Syrie. « L’Union européenne est prête à discuter de tous les sujets avec la Turquie, donc nous avons aussi parlé d’une possible zone tampon en Syrie », a déclaré Donald Tusk aux journalistes après avoir reçu Recep Tayyip Erdogan, en visite à Bruxelles.
Les Européens étaient jusqu’ici très réticents sur cette demande d’Ankara.« Si on veut régler le problème des réfugiés, il y a trois choses » à faire, a expliqué pour sa part Recep Tayyip Erdogan, dont les propos étaient traduits en anglais. « La première est d’abord d’entraîner et équiper » les forces rebelles modérées opposées au régime du président Bachar el-Assad en Syrie, comme les États-Unis ont commencé à le faire, a-t-il dit. « La deuxième est de décréter une zone de sécurité qui devrait être protégée du terrorisme, la troisième concerne une zone d’exclusion aérienne », a ajouté Erdogan. Une telle « zone de sécurité » nécessite « une décision du Conseil de sécurité de l’ONU », a pour sa part souligné le président du Parlement européen, Martin Schulz, qui a également reçu Erdogan.

in Le point

Nigeria : les islamistes de Boko Haram ont fait 18 morts et 41 blessés

Abuja (AFP) – Au moins dix-huit personnes ont été tuées et 41 blessées dans deux attentats suicides qui ont frappé vendredi soir les faubourgs de la capitale nigériane Abuja, ont annoncé samedi l’Agence nationale de gestion des urgences (Nema) et la police nigériane.

 

Les deux explosions ont eu lieu vendredi vers 22h30 (21h30 GMT) près d’un poste de police dans le quartier de Kuje et à un arrêt d’autobus de celui de Nyanya, dans une zone déjà plusieurs fois ciblée par des attentats du groupe islamiste Boko Haram.

En donnant un précédent bilan de 15 tués, la Nema avait précisé que deux personnes avaient perdu la vie à Nyanya et treize à Kuje.

Le porte-parole de la Nema, Sani Datti, a indiqué ultérieurement que trois blessés étaient morts à l’hôpital, mais n’a pas précisé de quel site ils provenaient, ni pourquoi le total des blessés restait de 41 malgré les décès de trois d’entre eux.

« Les premières investigations permettent de dire que les explosions sont dues à deux kamikazes, un homme et une femme », a affirmé un communiqué de la police nigériane.

« Le haut commandement de la police a ordonné un déploiement immédiat d’unités anti-explosifs et une vaste opération de recherche dans la ville », assure le communiqué de la police.

Kuje, près de l’aéroport d’Abuja, est à une quarantaine de kilomètres du centre de la capitale. Sa prison est réputée pour détenir des dizaines de prisonniers de Boko Haram.

L’arrêt de bus à Nyanya a été frappé à deux reprises l’année dernière. Le premier attentat, le 14 avril 2014, avait fait au moins 75 morts et avait été revendiqué par les islamistes de Boko Haram. Le deuxième, le 1er mai, avait fait au moins 16 morts.

Kuje et Nyanya sont deux municipalités satellites du Territoire de la capitale fédérale du Nigeria, Abuja, situés à une quarantaine de kilomètres du coeur de la capitale.

Depuis la prise de fonctions du nouveau président nigérian Muhammadu Buhari le 29 mai, l’armée nigériane a fait état de multiples succès contre le groupe Boko Haram, affilié à l’Etat islamique (EI).

Le groupe poursuit néanmoins à un rythme soutenu ses opérations contre des villages du nord-est du Nigeria et multiplie les attentats suicides, jusque dans la capitale fédérale, au centre du pays.

Jeudi, au moins 10 personnes ont été tuées et 39 blessées dans quatre attentats suicide perpétrés à Maiduguri, berceau de Boko Haram, dans le nord-est du Nigeria.

Boko Haram, dont l’insurrection a fait au moins 17.000 morts et plus de deux millions de déplacés depuis 2009, est également tenu responsable de la mort de 11 personnes tuées dans des attaques sur trois villages dans l’Etat voisin d’Adamawa, mercredi soir et jeudi matin.

source :L’Obs monde

Bangladesh: Daesh revendique le meurtre d’un Japonais et d’un Italien

Un Japonais a été abattu samedi au Bangladesh par des hommes armés, cinq jours après qu’un travailleur humanitaire italien eut été tué de la même manière, deux attaques qui ont été revendiquées par le groupe Etat islamique.
La police a indiqué que la victime, Hoshi Kunio, 66 ans, se trouvait dans un pousse-pousse, lorsqu’il a été abattu dans la ville de Kaunia, dans le district de Rangpur. Il se rendait dans la ville de Kaunia en provenance de la ville de Rangpur, où il résidait, quand son véhicule a été arrêté par trois hommes à moto, a indiqué à l’AFP un responsable de la police de Rangpur, Saifur Rahman.
Deux attaques à moins d’une semaine d’intervalle
«Deux des assaillants lui ont tiré deux fois dessus dans la poitrine avec des pistolets tandis que l’autre attendait avec la moto prêt à fuir», selon un autre responsable de la police locale, Rezaul Karim, qui a ajouté que quatre personnes avaient été interrogés mais qu’il n’y avait eu aucune arrestation. Le groupe Etat islamique a plus tard revendiqué le meurtre du Japonais sur Twitter, selon le site américain SITE Intelligence Group, qui publie des messages et vidéos émanant d’organisations djihadistes.
L’attaque est intervenue moins d’une semaine après le meurtre d’un travailleur humanitaire italien, également revendiqué par Daesh, que le gouvernement avait qualifié d’«acte isolé», afin de dissiper les craintes dans le pays. L’Italien Cesare Tavella avait été abattu le 28 septembre de trois balles par des agresseurs qui avaient fui en moto. Le gouvernement du Bangladesh a déclaré qu’il prenait les deux meurtres «très au sérieux».
«Créer l’instabilité dans le pays»
Le ministre de l’Intérieur Asaduzzaman Kamal a établi un lien entre les deux attentats: «on voit que le mode opératoire des deux meurtres est similaire. Les assaillants sont à moto, ils sont trois, arrivent par derrière et tirent avec des pistolets». «De tels meurtres d’innocents visent à créer l’instabilité dans le pays», a-t-il déclaré.
La représentante des Etats-Unis au Bangladesh Marcia Bernicat a exprimé sa «profonde tristesse» et demandé au gouvernement du pays d’enquêter sur «chaque aspect de ce crime et de traduire en justice ses auteurs dès que possible». Le Bangladesh revendique un statut de pays musulman modéré. Mais une série d’assassinats de blogueurs athées cette année a secoué le pays et déclenché une vague de répression contre des groupes islamistes locaux.

source : 20 minutes

Combats incessants en Afghanistan entre talibans et forçes gouvernementales

Depuis lundi dernier de violents combats ont lieu entre les talibans et les forçes gouvernementales à Kunduz, au nord de l’Afghanistan.

Les forçes gouvernementales semblent depassées par les assauts des talibans. C’est dans ces circonstances que des avions de l’Otan ont bombardé les forçes islamistes vendredi et samedi.

un avion a d’ailleurs été abattu vendredi faisant 11 morts americains.

Par ailleurs çes bombardements ont touché le centre de soins De la ville de plein fouet faisant 19 morts dont 3 enfants et 37 blessés.

12 membres de Médecins sans frontière ont été tué.

De nombreux disparu restent encore à découvrir malgré les bombardements et les combats qui continuent pour éviter que les talibans prennent la ville.

 

Kadyrov demande à Poutine de permettre à l’infanterie tchétchène de combattre en Syrie, Julien Parisi

Le Président de la République tchétchène a demandé au Président russe d’envoyer des unités tchétchènes se battre contre l’État islamique en Syrie, ajoutant que ses combattants ont juré de combattre les terroristes jusqu’au bout.

« Ce ne sont pas des paroles en l’air, je demande la permission d’y aller et de participer à des opérations spéciales », a déclaré Ramzan Kadyrov lors d’une interview, vendredi, à RSN radio. « En tant que musulman, Tchétchène et patriote russe, je tiens à dire qu’en 1999, quand notre République avait été envahie par ces démons, nous avions juré sur le Coran que nous les combattrions où qu’ils soient« , a déclaré le chef tchétchène.

« Mais nous avons besoin de la décision du commandant en chef pour le faire », a-t-il souligné. Selon la Constitution russe, le Président de la Fédération de Russie est également commandant en chef des forces armées.

Kadyrov a également noté que les unités des forces spéciales tchétchènes étaient à un niveau très élevé de préparation au combat et a promis que « dès que les terroristes en Syrie comprendront que nous nous dirigeons vers eux ils vont vite dégager », ajoutant que les terroristes ont peu d’expérience dans le combat réel.

« Nous les connaissons parce que nous les avons détruits ici, nous nous sommes battus contre eux. Et ils nous connaissent aussi », a déclaré le chef tchétchène.

En même temps, Kadyrov a reconnu que la lutte contre la menace de l’EI ne doit pas être limitée à l’utilisation de la force, mais devrait également inclure l’éducation – on doit enseigner à la jeune génération que les groupes extrémistes utilisent une mauvaise interprétation du Coran.

Plus tôt ce mois-ci, le chef de la République tchétchène, a indiqué qu’une fondation caritative du nom de son défunt père a fourni de l’aide aux réfugiés syriens en Allemagne. Kadyrov a écrit sur son compte Instagram que les travailleurs de la fondation avaient pris presque 2 000 réfugiés pour un repas de fête dans la ville de Kiel et que la Fondation avait fourni aux camps de réfugiés allemands du mobilier scolaire et des équipements pour terrains de jeux des enfants.

Cette semaine, la Force aérienne russe a débuté des frappes chirurgicales sur des positions terroristes en Syrie après que la chambre haute du pays ait voté à l’unanimité mercredi l’acceptation de la demande du président Poutine de déployer à l’étranger l’armée russe pour lutter contre le terrorisme. Le chef de l’administration présidentielle, Sergueï Ivanov, a souligné que la Russie ne participerait à aucune intervention au sol – l’aide ne serait que sous forme de frappes aériennes.

Julien Parisi

Un poste de commandement islamiste détruit par les russes à Racca !

Un raid aérien de précision effectué par des avions de combat russes a éliminé un siège militaire terroriste près de Racca, a annoncé le ministère russe de la Défense alors que l’aviation continue de détruire les installations des terroristes.

«Lors des dernières 24 heures, les avions de combat Su-34 et Su-24M ont effectué 20 vols et touché neuf installations des terroristes», a rapporté Igor Konachenkov, le porte-parole du ministère russe de la Défense.

Il a ajouté que vendredi soir, les avions russes ont effectué six vols ayant porté des frappes sur trois installations terroristes : «Une bombe aérienne BETAB-500 pour détruire des abris fortifiés a été lancée depuis un bombardier Su-34 près de Racca et a éliminé un centre de commandement de l’un des groupes terroristes ainsi qu’un site de stockage souterrain pour les explosifs et les munitions».

Un autre bombardier a lancé une bombe aérienne KAB-500 sur un camp de Daesh près de Ma’arrat al-Numan, depuis la base aérienne de Khmeimim. «Cette frappe a détruit les fortifications, les munitions, l’essence et l’équipement», a fait savoir Konachenkov lors d’un briefing samedi.
Le 30 septembre, Moscou a entamé des frappes aériennes en Syrie, suite à une requête de la part du gouvernement officiel à Damas et avec l’autorisation du parlement russe. En trois jours de frappes, dont les buts ont fait l’objet de vastes spéculations médiatiques en Occident, les avions russes ont détruits plusieurs bases de Daesh, y compris un camp d’entraînement et un centre de commandementdu groupe térroriste à Alep.

Un islamiste aurait tué un fonctionnaire de police en Australie

Le meurtre vendredi d’un employé de la police dans le centre de Sydney par un adolescent âgé de 15 ans, lui même abattu par les forces de l’ordre, est lié au terrorisme, ont annoncé samedi les autorités australiennes.

La police a dit samedi avoir identifié le jeune homme, qui a selon elle des liens avec le Kurdistan irakien.

« Nous pensons que son acte avait des motivations politiques et qu’il était donc lié au terrorisme », a dit Andrew Scipione, membres de la police des Nouvelles-Galles du Sud. Il a précisé que le tireur, qui a abattu sa victime quasiment à bout portant, n’avait aucun antécédent judiciaire.

L’Australie est placée en état d’alerte depuis une série d’attaques menées par des islamistes locaux l’an passé. En décembre, une prise d’otages dans un café de Sydney s’était soldée par la mort de deux personnes lors de l’intervention de la police après un siège de 17 heures

 

sources: Le Figaro du 3 octobre 2015

Les talibans ont abattu un avion américain: 11 morts

Le crash d’un avion de transport militaire américain C-130 a fait au moins 11 morts vendredi en Afghanistan au moment où des combats féroces opposaient l’armée afghane aux talibans pour le contrôle d’une ville stratégique du Nord tombée cette semaine aux mains des insurgés.
Le C-130 s’est écrasé aux alentours de minuit (jeudi à 19h30 GMT) à l’aéroport de Jalalabad, grande ville de l’Est, près de la frontière pakistanaise.
Six militaires américains et cinq sous-traitants de sociétés privées ont été tués, a annoncé un responsable américain de la Défense. « L’équipage et les passagers sont morts », a précisé le colonel de l’armée de Terre américaine Brian Tribus.
La mission de l’Otan, qui a également fait état de 11 morts, n’a de son côté donné aucune explication sur les causes de la perte de l’avion. Les talibans, qui s’attribuent régulièrement et sans preuve la paternité de crashs aériens en Afghanistan et ont tendance à exagérer leurs bilans, ont affirmé avoir abattu l’appareil. « Nos moudjahidine ont abattu un quadrimoteur américain à Jalalabad », a déclaré sur Twitter le porte-parole des talibans, Zabihullah Mujahid, avançant pour sa part un bilan d’au moins 15 morts.
Rien vendredi ne permettait par ailleurs de confirmer que la perte de l’avion avait été la conséquence de tirs ennemis.
Le C-130 est un quadrimoteur doté de multiples versions, capable de décoller et d’atterrir sur des pistes courtes ou sommairement aménagées.
– « Soutien résolu » –
Les sous-traitants travaillaient pour la nouvelle mission de l’Otan « Soutien résolu » destinée à conseiller et former les forces afghanes désormais seules en première ligne face à l’insurrection talibane depuis la fin de la mission de combat des forces de la coalition en décembre dernier.
L’Alliance ne compte plus que 13.000 soldats en Afghanistan, dont 10.000 Américains.
La ville de Jalalabad se trouve sur une route importante reliant Kaboul au Pakistan, base arrière de nombreux jihadistes. L’aéroport local, qui héberge une importante base militaire, a été la cible d’attaques à plusieurs reprises.
En décembre 2012, les talibans avaient lancé plusieurs kamikazes à l’assaut de cet aéroport. Cinq Afghans — trois gardes et deux civils — avaient péri, les assaillants n’ayant pu pénétrer au-delà du premier rideau défensif de ce camp ultra-fortifié.

Le crash est survenu alors que les forces afghanes ont repris jeudi une partie de la ville stratégique de Kunduz (nord) des mains des talibans, qui l’avaient prise en quelques heures lundi.
Depuis qu’ils ont été chassés du pouvoir en 2001 par une coalition emmenée par les Etats-Unis, les talibans concentrent leurs attaques dans leurs fiefs du Sud. Mais au cours des derniers mois, les insurgés ont renforcé leurs positions dans le secteur de Kunduz, verrou stratégique du nord du pays sur la route du Tadjikistan.
De nombreux habitants avaient indiqué à l’AFP jeudi que l’armée avait repris plusieurs quartiers centraux. Jeudi soir, le ministre de la Défense par intérim Massoum Stanekzaï avait prévenu que « les opérations de dégagement se poursuivaient ».
Et les talibans, qui ont démenti tout recul, bataillaient âprement pour conserver leur ascendant dans certains quartiers.
La reprise de Kunduz, si elle devait se confirmer, serait loin de marquer pour Kaboul une victoire sur le long terme contre les talibans, qui ont montré ces derniers jours leur puissance dans cette région du nord du pays, où ils combattent les forces gouvernementales sur plusieurs fronts.
La prise de Kunduz en quelques heures lundi, puis son occupation par les insurgés, resteront comme un très grave revers pour le président Ashraf Ghani, en place depuis tout juste un an. Lors d’une conférence de presse jeudi soir, il a d’ailleurs promis de « punir tous ceux qui ont manqué à leurs devoirs » dans cette déroute.

In Le Point

Depuis le mois de juin les islamistes de Boko Haram ont tué 1600 personnes

Au moins 1.600 personnes sont mortes depuis le mois de juin dans des violences attribuées au groupe islamiste Boko Haram, portant le bilan à 3.500 morts civils cette année, selon Amnesty International. Ces décès, survenus au Nigeria, mais aussi au Cameroun, au Tchad et au Niger, sont à déplorer alors que l’armée nigériane a récemment assuré gagner du terrain dans sa contre-offensive contre les insurgés, affirmant avoir détruit plusieurs de leurs camps et libéré plusieurs centaines de femmes et enfants retenus captifs par le groupe.

Le président Muhammadu Buhari, qui fait de la lutte contre Boko Haram une priorité de son mandat, a donné début août trois mois à ses forces armées pour venir à bout de l’insurrection qui a fait au moins 17.000 morts et plus de deux millions de déplacés depuis 2009. Mais les raids meurtriers et les attentats-suicides se poursuivent, notamment contre des marchés, dans des gares routières ou encore des lieux de culte. Depuis l’entrée en fonction fin mai de Muhammadu Buhari, le bilan des raids meurtriers et attentats des insurgés se monte à plus de 1.260 victimes au Nigeria, selon un décompte de l’AFP.

Syrie : les Russes ont frappé 5 positions de l’organisation État islamique

L’armée russe a procédé jeudi soir à de nouvelles frappes aériennes sur cinq positions du groupe djihadiste État islamique en Syrie, a déclaré le porte-parole du ministère de la Défense cité par les agences russes. Selon le général Igor Konachenkov, les avions russes ont frappé des positions du groupe djihadiste dans la province de Hama (centre) et celle d’Idleb (nord-ouest).

Les premiers bombardements russes en Syrie de mercredi ont visé des rebelles entraînés et financés par la CIA notamment pour combattre le groupe État islamique, a affirmé l’influent sénateur américain John McCain. « Je peux absolument confirmer que ces frappes visaient l’Armée syrienne libre ou des groupes qui ont été armés et entraînés par la CIA », a affirmé jeudi matin le sénateur sur la chaîne de télévision CNN. Un groupe de rebelles syriens soutenus par les États-Unis – Souqour al-Jabal – dit avoir été pris pour cible par l’aviation russe.
Moscou, par la voix de son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, a affirmé que les frappes russes en Syrie visaient le groupe « État islamique, (le front) Al-Nosra et d’autres groupes terroristes », tout comme celles de la coalition. « Nous sommes sur la même longueur d’onde que la coalition sur ce point. (…) Nous avons la même approche » en ce qui concerne les cibles, a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse. De son côté, le porte-parole de l’armée américaine à Bagdad, le colonel Steve Warren, a assuré que les bombardements russes en Syrie « n’avaient pas altéré » les opérations menées par les États-Unis et leurs alliés.

Un QG des groupes terroristes frappé

L’armée russe a déployé plus de 50 avions et hélicoptères, ainsi que des troupes d’infanterie de marine, des parachutistes et des unités de forces spéciales pour son dispositif militaire en Syrie, a indiqué jeudi le ministère de la Défense cité par l’agence Interfax. C’est la première fois que Moscou confirme officiellement l’ampleur de l’engagement militaire en Syrie, dans le port syrien de Tartous où l’armée russe dispose d’installations logistiques, et surtout à l’aéroport de Lattaquié où elle a construit une base militaire.
Une seconde vague de bombardements a eu lieu dans la nuit de mercredi à jeudi, selon Moscou, qui a confirmé de nouvelles frappes nocturnes en Syrie sur quatre positions du groupe État islamique (EI) dans les provinces d’Idleb, Hama et Homs. « L’aviation russe a conduit quatre frappes aériennes cette nuit contre quatre positions de l’État islamique sur le territoire syrien », indique le ministère russe de la Défense dans un communiqué. Au cours de ses 8 sorties aériennes, les Sukhoi-24 et 25 de l’armée russe ont notamment détruit « un quartier général des groupes terroristes et un stock de munitions dans la zone de Idleb », ainsi qu’un atelier de confection de voitures piégées au nord de Homs.
Jeudi, une source de sécurité syrienne indiquait que des positions d’Al-Qaïda et des rebelles islamistes dans les provinces d’Idleb (Nord-Ouest) et de Hama (Centre) avaient également été touchées. « Quatre avions de combat russes ont visé des bases de Jaich al-Fatah (« l’Armée de la conquête ») à Jisr al-Choughour et à Jabal al-Zawiya », dans la province d’Idleb, a indiqué cette source. Ils ont « frappé aussi des positions de groupes armés, des bases et des dépôts d’armes à Hawach dans la province de Hama », selon elle.

Les Russes ont-ils visé l’EI ?

« L’Armée de la conquête » regroupe notamment le Front Al-Nosra, branche syrienne d’Al-Qaïda, et des groupes islamistes comme Ahrar al-Cham. Un membre de cette coalition a tweeté que « l’aviation de la coalition regroupant les porcs russes » et le régime avait « rasé une mosquée à Jisr al-Choughour ». Al-Nosra et Ahrar al-Cham combattent le régime de Bachar el-Assad, mais également l’organisation État islamique (EI) que Moscou affirme vouloir frapper en Syrie.
L’aviation russe avait mené mercredi ses premières frappes aériennes dans ce pays à la demande du président Assad. Les Occidentaux et l’opposition syrienne en exil ont émis des doutes sur le choix des cibles, le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter jugeant que les frappes n’avaient « probablement pas » visé les djihadistes de l’EI. La télévision officielle syrienne a confirmé des bombardements dans les provinces de Hama (Nord-Ouest) et Homs (centre). Mais selon le chef de l’opposition syrienne en exil Khaled Khoja, qui était à New York, les frappes de Homs ont tué 36 civils « innocents » dans « des zones qui ont combattu » l’EI.
Des accusations que le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a rejetées, évoquant des doutes « infondés ». La Russie a affirmé qu’elle combattait le groupe État islamique et « les autres groupes terroristes ». Parallèlement, Américains et Russes sont tombés d’accord pour se réunir d’urgence après l’entrée en scène des Su-24 et Su-25 russes dans le ciel syrien. L’enjeu : un minimum de coordination et de dialogue pour éviter des incidents entre avions de chasse. L’espace aérien syrien est en effet désormais encombré, entre les missions aériennes des pays de la coalition menée par les États-Unis, les raids réguliers de l’armée syrienne et désormais les bombardiers et les avions d’attaque au sol de l’aviation russe déployés en septembre sur une base construite dans l’aéroport de Lattaquié, le fief pro-Assad du nord-ouest de la Syrie viagra quebec canada.

Des rumeurs infondées

Plus conciliant, John Kerry a déclaré devant le Conseil de sécurité que Washington était disposé à « bien accueillir » le recours à la force aérienne russe, à condition de viser « réellement » l’EI et Al-Qaïda. Après avoir rencontré à l’ONU pour la troisième fois en quelques jours son homologue américain John Kerry, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a balayé d’un revers de la main les doutes et accusations du Pentagone, de la diplomatie française et du chef de l’opposition syrienne en exil, Khaled Khoja, selon lesquelles les pilotes russes n’avaient pas visé les djihadistes de l’EI.
« Les rumeurs indiquant que les objectifs de ces frappes n’étaient pas l’EI ne sont en rien fondées », a-t-il déclaré, ajoutant n’avoir « aucune information » concernant d’éventuelles victimes civiles et assurant que l’aviation russe « s’efforçait de procéder à des frappes précises ». Le ministère russe de la Défense avait annoncé mercredi soir avoir procédé à 20 sorties aériennes pour détruire 8 cibles sur les positions de l’État islamique conformément à la stratégie édictée par Vladimir Poutine : prendre les « terroristes » de vitesse et détruire leurs positions en Syrie, avant qu’ils ne viennent « chez nous ».
Sergueï Lavrov a indiqué avoir « en toute honnêteté » dit à son homologue américain que la Russie intervenait, à la demande de la présidence syrienne, pour combattre « exclusivement l’État islamique et les autres groupes terroristes ». Il a par ailleurs demandé aux Américains de fournir les « preuves » qui fondent leurs craintes sur le choix des cibles. Les deux hommes doivent se rencontrer et organiser une réunion militaire pour éviter tout incident entre leurs forces armées respectives.

Seule option militaire envisagée par les Russes

Mais la différence d’appréciation qu’ont les Russes et les Occidentaux des « terroristes » à abattre était de toute façon inévitable. Les Européens, les Arabes et les Américains font le distinguo entre le groupe État islamique, ou le Front al-Nosra, la branche d’Al-Qaïda en Syrie, et les rebelles modérés qu’ils soutiennent. Pour Moscou, tout opposant armé au régime de Bachar el-Assad est un « terroriste ». Le malentendu devrait donc durer. L’accélération de l’engagement de Moscou s’inscrit sur fond d’opposition radicale entre Barack Obama et Vladimir Poutine sur le sort à réserver à Bachar el-Assad, « tyran » pour le premier et rempart contre l’EI pour le second. La Russie intervient aussi loin de son territoire pour la première fois depuis 36 ans : en 1979, il s’agissait pour les troupes soviétiques d’envahir l’Afghanistan. Elle rappelle ainsi qu’elle est un soutien indéfectible au président syrien, toujours au pouvoir après plus de quatre ans d’une guerre qui a fait plus de 240 000 morts.
Le président russe a justifié ses opérations en Syrie, comme étant le « seul moyen de lutter efficacement contre le terrorisme international ». Il a en outre affirmé que les bombardements, seule option militaire envisagée par la Russie pour l’instant, étaient conformes au droit international. Parallèlement, le maître du Kremlin a appelé son allié, le président syrien au « compromis » avec l’opposition tolérée par Damas.

in Le Point

Frappes russes contre l’Etat Islamique en Syrie, les raisons d’une discorde?

A la suite d’attaques médiatiques contre la Russie, le porte-parole du secrétaire général de l’Onu a dû démentir l’authenticité des récentes déclarations de l’organisation.

Selon Farhan Haq, porte-parole du secrétaire général de l’Onu, les récentes déclarations du service de presse de l’Onu, affirmant que les frappes de l’aviation russe contre les positions des islamistes de Daesh faisaient des morts parmi les civils syriens, n’étaient fondées que sur les informations de médias et d’organisations non gouvernementales.

Le ministère russe de la Défense a déclaré mercredi que l’Armée de l’air russe n’effectuait pas de frappes sur les infrastructures civiles syriennes et qu’elle n’avait engagé que des opérations militaires contre l’EI en Syrie.

Plus tôt, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova a commenté les déclarations de plusieurs médias occidentaux qui affirmaient que l’opération militaire lancée par Moscou faisait des morts parmi les civils syriens, en précisant qu’il s’agit d’une attaque médiatique. Selon Mme Zakharova, la Russie fait l’objet d’une guerre de l’information car il n’y a eu aucune confirmation officielle de cette information.

Il faut souligner que ce manque de confiance des forçes de l’ouest envers la Russie ne fait que creer lâ discorde. Çes dernières comprendront t’elles que l’ennemi n’est pas Bachar mais les islamistes de Daesh qui tuent, déportent, violent et commettent des atrocités chaque jour dans une indifférence quasi-générale…

Changement au sein du staff du DNF/ Bataillon Beaufort !

Chers amis et chers camarades, Çes derniers temps une tempête a soufflé sur le staff de DNF/ Bataillon Beaufort : le leader Jean Mansouri a souhaité continuer lâ lutte anti-islamiste d’une autre manière et des membres du staff sont parti vers d’autres cieux continuer le combat. Nous reprenons donc le flambeau : Voici le nouveau staff: Jacques : responsable de la branche militaire Ben : responsable de la branche civile Administrateurs : Jean, Carine, Nico, Peponne, Ben et Patrick Traducteur arabe : Nico Contact avec les combattants anti islamistes Irak/Syrie : Nico Contact avec lâ presse : Patrick Réseau humanitaire : Carine La boutique est fermée jusqu’à nouvel ordre. Voilà pour les nouvelles. Le combat continue plus que jamais contre les islamistes de Daesh ou d’autres groupes djihadistes armés. Ensemble nous y arriverons. Le combat ne fait que commencer, il durera longtemps, il sera violent. En attendant faites du sport, préparez vous. Pour ceux qui souhaitent combattre merci de votre patience. Jacques est votre référent désormais. Vive la lutte anti-islamiste !

Condamnation avec la plus grande ferveur de cette photo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Merci de nous aider à supprimer cette photo , nous ne cautionnons absolument pas ce genre d’attitude . Ce n’est pas le coté chevaleresque de la France .

Aidez nous à la signaler .

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Face aux islamistes mobilisation générale !

 l’heure où j’écris çes quelques lignes, Messieurs Obama et Poutine se retrouvent pour definir une direction commune face à Daesh. Demain peut être les deux grands dirigeants auront trouvé une décision. Une décision pour éradiquer definitivement çette plaie islamiste qui massacre des populations entières, détruit des monuments témoins de l’histoire de l’humanité et propage sans arrêt des messages de haine via internet.

Mais le temps joue pour les islamistes. Plus le monde libre tergiversera sur les moyens d’actions plus les djihadistes se renforceront. Il y a aujourd’hui trente groupes armés islamistes dans le monde, du Sénégal à la frontière iranienne et de la Libye au Kenya. Trente groupes. Ils étaient vingt groupes il y a un an.

D’ailleurs en 2014 on ne parlait pas des islamistes en Égypte, en Tunisie, au Kenya….

Bref il est temps pour chacun de prendre conscience du danger en se rapprochant de Dwekh Nawsha France/ Bataillon Beaufort, de participer au maximum, de s’engager, de faire du sport pour lutter contre çette engeance islamiste car çe n’est que le début. Les temps vont être durs et violents. Préparons nous, unissons nous !

Le Président Poutine appelle à l’unité face aux islamistes de Daesh

Le président russe Vladimir Poutine a proposé au Conseil de sécurité de l’ONU une résolution soutenant une coalition politique et militaire internationale de lutte contre le groupe Etat islamique en Syrie, a indiqué lundi l’ambassadeur russe aux Nations unies, Vitali Tchourkine. Cette coalition contre les jihadistes de l’EI devrait inclure également l’Iran et le régime syrien, allié de Moscou, a précisé devant des journalistes le diplomate russe, après que son président Vladimir Poutine eut appelé à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU à monter une « large coalition antiterroriste » contre l’EI, semblable à « celle contre Hitler » lors de la Seconde guerre mondiale.

Afghanistan: les talibans contrôlent la moitié de Kunduz, ville stratégique du nord

Pour la première fois depuis la chute de leur régime en 2001, les rebelles talibans sont entrés dans une grande ville afghane, Kunduz, verrou stratégique du nord du pays, infligeant un grave revers au gouvernement afghan, en place depuis un an jour pour jour.
Selon plusieurs témoins, les habitants se terraient lundi face à l’avancée rebelle dans ce carrefour commercial majeur de 300.000 personnes, situé sur la route qui relie Kaboul au Tadjikistan.
Après avoir lancé leur offensive à l’aube, les insurgés ont pénétré dans la ville à la mi journée, et quelques heures plus tard ils en contrôlaient « la moitié », a déclaré Sayed Sarwar Hussaini, porte-parole de la police provinciale.
« Les renforts ne sont pas encore parvenus à rejoindre nos troupes. Les combats se poursuivent », a-t-il dit à la télévision afghane.
Les talibans auraient également hissé leur drapeau blanc sur la place principale de Kunduz, d’après un responsable local qui s’exprimait sous le couvert de l’anonymat, une information qui n’était pas confirmée de manière officielle.
Et, comme dans un acte de défiance, ils auraient libéré des centaines de prisonniers, dont des talibans, de la prison de la ville, selon cette même source.
En ville, les habitants se terraient chez eux, selon un collaborateur de l’AFP. « Les talibans ont pris le contrôle de notre quartier, je vois leurs combattants », a-t-il déclaré.
« Ma maison se trouve à 100 mètres de là où les talibans sont stationnés », a ajouté un responsable tribal. « Les insurgés ont installé leurs drapeaux blancs sur la devanture de magasins », a raconté Javed, un tailleur de Kunduz, à l’AFP.
Les talibans ont également « pris le contrôle de l’hôpital municipal de Kunduz, qui compte 200 lits », a ajouté le responsable tribal. Ils y « font la chasse aux soldats blessés », a expliqué Sahad Mukhtar, directeur de l’établissement.
Côté gouvernement afghan, Sediq Sediqqi, porte-parole du ministère de l’Intérieur, assurait dans l’après-midi que des « renforts sont en route ». Lors des combats 2 policiers, 4 civils et 25 talibans ont péri, selon lui.
Les insurgés islamistes, de plus en plus actifs dans le nord du pays, étaient parvenus en avril et en juin de cette année jusque dans les faubourgs de Kunduz, mais ils avaient été repoussés à chaque fois.
– ‘Manque de soutien à l’armée’ –
L’armée afghane, surmenée, ne peut guère plus compter sur l’appui des troupes étrangères de l’Otan, qui a retiré ses troupes de combat du pays en décembre dernier et n’y maintient plus que 13.000 soldats cantonnés à des missions de conseil et formation.
« Le manque de soutien aux forces de sécurité ont renforcé les talibans », juge l’analyste Abdul Wahid Taqat.

Pour la première fois depuis la chute de leur régime en 2001, les rebelles talibans sont entrés dans une grande ville afghane, Kunduz, verrou stratégique du nord du pays, infligeant un grave revers au gouvernement afghan, en place depuis un an jour pour jour.
Selon plusieurs témoins, les habitants se terraient lundi face à l’avancée rebelle dans ce carrefour commercial majeur de 300.000 personnes, situé sur la route qui relie Kaboul au Tadjikistan.
Après avoir lancé leur offensive à l’aube, les insurgés ont pénétré dans la ville à la mi journée, et quelques heures plus tard ils en contrôlaient « la moitié », a déclaré Sayed Sarwar Hussaini, porte-parole de la police provinciale.
« Les renforts ne sont pas encore parvenus à rejoindre nos troupes. Les combats se poursuivent », a-t-il dit à la télévision afghane.
Les talibans auraient également hissé leur drapeau blanc sur la place principale de Kunduz, d’après un responsable local qui s’exprimait sous le couvert de l’anonymat, une information qui n’était pas confirmée de manière officielle.
Et, comme dans un acte de défiance, ils auraient libéré des centaines de prisonniers, dont des talibans, de la prison de la ville, selon cette même source.
En ville, les habitants se terraient chez eux, selon un collaborateur de l’AFP. « Les talibans ont pris le contrôle de notre quartier, je vois leurs combattants », a-t-il déclaré.
« Ma maison se trouve à 100 mètres de là où les talibans sont stationnés », a ajouté un responsable tribal. « Les insurgés ont installé leurs drapeaux blancs sur la devanture de magasins », a raconté Javed, un tailleur de Kunduz, à l’AFP.
Les talibans ont également « pris le contrôle de l’hôpital municipal de Kunduz, qui compte 200 lits », a ajouté le responsable tribal. Ils y « font la chasse aux soldats blessés », a expliqué Sahad Mukhtar, directeur de l’établissement.
Côté gouvernement afghan, Sediq Sediqqi, porte-parole du ministère de l’Intérieur, assurait dans l’après-midi que des « renforts sont en route ». Lors des combats 2 policiers, 4 civils et 25 talibans ont péri, selon lui.
Les insurgés islamistes, de plus en plus actifs dans le nord du pays, étaient parvenus en avril et en juin de cette année jusque dans les faubourgs de Kunduz, mais ils avaient été repoussés à chaque fois.
– ‘Manque de soutien à l’armée’ –
L’armée afghane, surmenée, ne peut guère plus compter sur l’appui des troupes étrangères de l’Otan, qui a retiré ses troupes de combat du pays en décembre dernier et n’y maintient plus que 13.000 soldats cantonnés à des missions de conseil et formation.
« Le manque de soutien aux forces de sécurité ont renforcé les talibans », juge l’analyste Abdul Wahid Taqat.
Des membres des forces de sécurité aux alentours de Kunduz en Afghanistan, le 28 septembre 2015 © NAJIM RAHIM AFPDes membres des forces de sécurité aux alentours de Kunduz en Afghanistan, le 28 septembre 2015 © NAJIM RAHIM AFP
La chute de Kunduz serait un très grave revers pour le président afghan Ashraf Ghani qui avait promis, lors de son élection en 2014, de ramener la paix dans son pays, déchiré par plus de 30 ans de conflits, dont près de 14 avec les talibans.
Malgré un conflit interne sur la succession de leur figure tutélaire, le mollah Omar, les talibans continuent de commettre régulièrement des attentats et d’affronter l’armée et la police dans une bonne partie du pays.
Quant aux premiers pourparlers de paix directs entamés par les rebelles avec Kaboul en juillet, ils ont été reportés sine die après l’annonce de la mort du mollah Omar, qui serait décédé début 2013, et son remplacement controversé par le mollah Akhtar Mansour.
Zabihullah Mujahid, porte-parole habituel des talibans, a confirmé à l’AFP que son mouvement était à l’origine de l’offensive de Kunduz. En revanche, les insurgés ont pris leurs distances avec l’attentat commis dimanche soir en Paktika contre un match de volley-ball qui a tué 13 civils, dont 7 enfants, et fait 33 blessés, selon les autorités de Paktika, une région frontalière du Pakistan.
L’armée et la police afghanes doivent de plus au même moment faire face à la menace grandissante de l’organisation de l’Etat islamique (EI).
Dimanche, des militants se réclamant de l’EI ont lancé une de leurs premières grandes offensives contre la police afghane dans la province de Nangarhar, tuant au moins deux d’entre eux.
Jusqu’ici, l’EI s’attachait à combattre les talibans, mais cette attaque d’un nouveau genre marque une étape de plus dans les efforts des insurgés pour s’implanter en Afghanistan. Les combattants qui se réclament de l’EI sont souvent d’anciens talibans déçus par leur direction, et notamment du fait qu’elle leur a caché pendant longtemps la mort du mollah Omar.
28/09/2015 15:33:26 – Kunduz (Afghanistan) (AFP) – Par Gul RAHIM – © 2015 AFP

Quand Daech recrute au Kosovo

Les services de renseignement européens sont mobilisés dans la surveillance des djihadistes revenus de Syrie. Notamment dans la région encore troublée des Balkans.

Dans le registre de l’abomination, Lavdrim Muhaxheri n’a pas de leçons à recevoir. En mai dernier, ce combattant de l’Etat islamique (EI), 26 ans, visage replet et tignasse rousse, apparaît dans l’une de ces vidéos de propagande du groupe terroriste tournées en Syrie : on le voit, un lance-roquette sur l’épaule, tirer sur un prisonnier attaché à un poteau. Un an auparavant, il s’était illustré dans un autre document où il décapitait un soldat du régime de Bachar el Assad. Au Kosovo, ces images ont abasourdi une population qui découvre que l’horreur est aussi perpétrée par l’un des siens. Et même si T.D., un autre kosovar lui aussi passé par la Syrie, décrit Muhaxheri comme « un clown décridibilisé au sein de Daech qui passe son temps à regarder le nombre de like qu’il récolte sur Facebook », le bourreau est devenu la tête de gondole du djihad made in Kosovo.

Selon les chiffres officiels, depuis 2011, 300 Kosovars se sont rendus en Syrie et en Irak et 80 y combattraient encore aujourd’hui, principalement chez Daech et Jabhat al-Nosra (JAN), organisation liée à Al-Qaïda. Des chiffres inquiétants. « Avec 16 combattants pour 100.000 habitants, le taux de recrutement au Kosovo est huit fois supérieur à celui de la France, qui est pourtant le plus gros fournisseur de djihadistes en Europe », rapporte dans une note l’institut CTC (Combatting terrorism Center) rattaché à l’académie militaire de West Point. Le gouvernement minimise le phénomène en expliquant que le Kosovo est un pays à majorité musulmane et que ces chiffres doivent être comparés davantage à ceux de la Tunisie ou du Maroc qu’aux pays de l’UE. Il n’empêche. Le Kosovo est un territoire où la laïcité est très répandue. L’influence américaine y est aussi importante. Et dans les autres pays de la région à majorité musulmane comme la Bosnie, les engagés du djihad ne sont pas aussi nombreux.

« On a coupé la tête du serpent mais le corps bouge encore »
« Longtemps, les autorités n’ont pas voulu s’attaquer au problème, explique Florian Qehaja, directeur du think tank KCSS qui a publié au printemps dernier un rapport sur le sujet. Les politiques avaient trop peur de se mettre à dos la population musulmane (si la laïcité est très répandue au Kosovo, 90% de la population est dite de tradition musulmane). » Il y a un peu plus d’un an, le gouvernement se résout à agir. En août 2014, la police procède à un vaste coup de filet. Une soixantaine de personnes sont arrêtées – des combattants revenus au pays, huit imams dont le grand Mufti de Pristina, des responsables d’ONG…

Le coup porté a-t-il été suffisant? « Non, estime la journaliste Serbeze Haxhiaj, qui a travaillé sur ce dossier. Même si le nombre de départs a drastiquement baissé (seulement une grosse vingtaine depuis le début de l’année), on a frappé trop tard et laissé les réseaux djihadistes s’implanter. » « On a coupé la tête du serpent mais le corps bouge encore », résume Florian Qehaja.

Le réseau a eu effectivement le temps de s’enraciner. A la fin de la guerre contre la Serbie, le Kosovo s’ouvre, à tout, et notamment aux thèses wahhabites venues d’Arabie saoudite. Des mosquées, financées par les pays du Golfe, sortent de terre, des associations caritatives saoudiennes prennent pied dans le pays. En 2005, s’implante un autre courant de l’islam radical, le takfirisme, idéologie qui fait de la violence sa pierre angulaire. Des imams, formés en Egypte, reviennent dans les Balkans. En Macédoine d’abord. Puis au Kosovo. Ils infiltrent les mosquées, certaines ONG saoudiennes.

« Le djihadiste kosovar type a 28 ans et n’est pas allé au-delà du lycée »
Quand apparaît JAN et Daech en Syrie et en Irak, ces prédicateurs takfiristes jouent les recruteurs. Ils fréquentent les mosquées quand ils ne sont pas eux-mêmes imams, organisent des réunions dans des appartements privés. Un dortoir à Pristina accueillent les étudiants et tentent de les endoctriner. La propagande sur internet fait le reste. Leur cible? Les jeunes ruraux désœuvrés, qui sont nombreux dans un pays où le chômage frappe 35% de la population. « Le djihadiste kosovar type a 28 ans et n’est pas allé au-delà du lycée, explique Florian Qehaja. 40% d’entre eux possède aussi un passé criminel », poursuit le responsable du think tank. La zone d’action? Les villes, Pristina ou Prizren, mais surtout la zone frontalière avec la Macédoine, cette région montagneuse traditionnellement très croyante et davantage tournée vers la Macédoine où officient des imams radicaux. C’est d’ailleurs via les réseaux macédoniens que 80% des djihadistes rejoignent la Syrie.

C’est dans cette région, au cœur d’une vallée encaissée, que situe Kaçanik, 35.000 habitants. Cette bourgade est l’une des places fortes du djihadisme kosovar. C’est là qu’est né « le monstre » Lavdrim Muhaxheri, « un gamin qui était normal, plutôt poli », dit-on en ville. Comme lui, 23 autres jeunes ont quitté la ville pour rallier la Syrie ou l’Irak. Le maire, Besim Ilazi, semble presque s’en accommoder : « 7 à 8% des combattants kosovars en Syrie viennent de ma commune, ce n’est pas si important. » Si des réunions sur la sécurité sont désormais organisées chaque mois avec le grand imam de la ville, l’édile explique qu’il n’en parle pas vraiment du problème avec ses administrés, n’a pas cherché à le comprendre en visitant les familles des djihadistes, n’a pas vu sa ville se radicaliser et les associations humanitaires douteuses s’implanter. Il avance quelques arguments pour expliquer le phénomène, la pauvreté de Kaçanik, la religiosité aussi de la région et estime que la question n’est plus vraiment d’actualité puisqu’aucun départ n’a été enregistré ces derniers mois. Visiblement, le sujet dérange tout comme il indispose les autorités de la grande mosquée, où l’on accuse plutôt les médias d’avoir trop « sali l’image de l’islam ».

Raif Dema, ancien président de la mosquée du quartier Bob, lui, s’inquiète depuis longtemps de cette radicalisation : « Les barbus, on les a vus arriver après la guerre, lâche ce sexagénaire jovial. A l’époque, je les avais chassés de la mosquée. Mais c’est comme une mauvaise herbe, ils se sont répandus partout. » L’un de ses cousins a ainsi été converti et est parti en Syrie où il a été tué. Selon lui, malgré de nombreuses arrestations, le réseau dans la ville n’a pas été totalement décapité : « Ils sont encore là. Ils travaillent en souterrain. »

« Notre gouvernement nous a dit qu’il fallait se battre contre Assad et une fois là-bas on se fait bombarder par les Américains »
Ce milieu ultra radical, M.F., 27 ans qui vit aujourd’hui à Kaçanik, jure qu’il ne le fréquente plus. Entre novembre 2013 et août 2014, le jeune homme a séjourné en Syrie, à Kafr Hamrah, au nord d’Alep. De ces huit mois de djihad, il a gardé une barbe rousse éparse et une colère incroyable dans le regard. M.F. raconte qu’il a choisi de rejoindre le combat « après avoir vu sur internet des enfants syriens dont les droits étaient violés ». Même s’il a bénéficié de deux mois d’entraînement militaire, il assure n’avoir jamais combattu, s’est contenté de faire le planton dans un camp d’Ahrar al-Cham, un groupe salafiste. « Avec mon ami, on était les seuls Albanais du Kosovo. Tous les autres étaient syriens. » Pourquoi dans ce cas est-il incapable de prononcer un seul mot en arabe? Parce qu’il ment, assure un expert qui a travaillé sur son cas et qui souhaite rester anonyme : le jeune homme a en réalité officié chez Daech. Aujourd’hui, M.F dit regretter énormément « le mal qu’il a pu faire à sa famille ».

Mais tous les djihadistes ne font pas tous leur mea culpa. A quelques kilomètres de Kaçanik, dans le village de Elez Han, Muxhahid, qui refuse de s’exprimer, laisse comprendre qu’il ne regrette rien de son passage chez Daech : « Notre gouvernement nous a dit qu’il fallait se battre contre Assad et une fois là-bas on se fait bombarder par les Américains, vous trouvez ça normal? », lâche-t-il avant de tourner les talons.

Quel danger représente ces djihadistes non repentis? « Le Kosovo est davantage une terre de recrutement que d’opération pour Daech. Le niveau d’alerte reste modéré », estime Florian. Reste que le pays a eu aussi droit à des menaces de ses ressortissants via des vidéos postées par l’EI depuis le Levant. En juillet, une panique s’est emparée du pays quand la police a arrêté cinq individus, liés à l’EI, qui auraient envisagé d’empoisonner le lac qui approvisionne une partie du pays en eau. Le pouvoir de nuisance des takfiristes et autres radicaux reste certain. T.D., le djihadiste repenti, raconte ainsi qu’il est menacé par d’anciens compagnons d’armes. Ceux qui travaillent de près sur le sujet le sont aussi. D’autant que tous les djihadistes ne sont pas repérés à leur retour du djihad. Ainsi cet ancien de combattant de l’UCK, devenu très croyant, parti se battre en Syrie est passé sous le radar des services secrets. Aujourd’hui, il se cache dans la région de Prizren, la deuxième ville du pays.

Comment contrer efficacement ce radicalisme? Florian Qehaja estime que le gouvernement kosovar devrait faire davantage. « Aujourd’hui, c’est l’option sécuritaire qui est privilégiée. Or, il faudrait aussi agir dans les domaines de l’éducation ou de la culture. Mais pour l’instant, rien n’est fait.

source: le jdd

Afghanistan: Daesh accroît son influence aux dépens des talibans

Daesh gagne du terrain en Afghanistan aux dépens des talibans, selon un rapport d’un comité d’experts de l’ONU vendredi. «Le nombre de groupes et d’individus qui font ouvertement allégeance à Daesh ou s’en déclarent proches continue d’augmenter dans plusieurs provinces d’Afghanistan», relève le rapport du comité Al-Qaida/talibans.

Il cite des estimations des forces de sécurité afghanes selon lesquelles «environ 10% des membres de l’insurrection active dominée par les talibans sont des sympathisants de Daesh». Mais ce chiffre «n’est pas statique car les ralliements changent pendant la saison des combats» en cours.
«Expansion virale de la « marque » Etat islamique»
«Il y a apparemment une expansion virale de la « marque » Etat islamique», explique le rapport, qui signale que des groupes peu ou prou liés à l’EI ont été signalés dans 25 provinces en Afghanistan par des sources gouvernementales afghanes. Les nouveaux ralliés sont en majorité des individus recrutés dans les groupes d’insurgés existants. Certains sont en désaccord avec la direction centrale des talibans et veulent afficher une identité distincte en se démarquant des talibans «traditionnels».
Parmi les ralliés figurent aussi des sympathisants d’Al-Qaida et «un très petit nombre» de non Afghans venus directement d’Irak et de Syrie, qui forment selon le gouvernement le noyau dur de l’EI dans le pays. Ces djihadistes ont pris pied en Afghanistan mais n’y contrôlent pas de vastes pans de territoire comme en Syrie et en Irak.
Les talibans de leur côté, en lutte contre le gouvernement de Kaboul depuis 2001, réussissent certes à gagner du terrain, mais peinent face à des forces afghanes pourtant seules en première ligne depuis la fin de la mission de combat de l’Otan en décembre dernier.

Assyrian French Légion (Dwekh Nawsha)

Assyrian French Légion (Dwekh Nawsha) vient de ce créer . Il s’agit du premier groupe émanant de Dwekh Nawsha France . Nous leur souhaitons bonne chance et nous suivrons leurs évolutions en espérant qu’ils grandissent vite  .

Plus il y aura de groupes et de proposition différentes pour aller combattre Daech plus nous au seins de DNF nous serons Heureux .

Assyrian French Légion à l’avantage d’être le premier groupe a avoir des soldats sur place et ils sont les seules à être reconnus par Dwekh Nawsha Irak . Nous leur avons permi de se regrouper , nous leur avont apporté une logistique, nous les avons mis en relation avec nos contacts Dwekh Nawsha Irak et surtout nous les avons financé . Souhaitons leur bonne chance et remercions les de porter haut les couleurs de la France face à Daech .

 

Leur partenaire : Exclusivement Dwekh Nawsha Irak

Sur Face Book

 

Pas de logo officiel pour le moment donc voici une photo de leurs soldats sur place

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Pour votre candidature soldat

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Unité 732

Bon alors pour l’unité 732 . Pas facile de parler d’eux . Ils viennent de monter un club de modélisme et s’amuse avec leurs Drones .

 

Leur groupe est en phase de création et rencontre les plus grandes difficultés pour le moment . Souhaitons leurs de passer rapidement à quelque chose de sérieux autrement tout le monde bénéficiera de leur réputation .