Essai sur le barrage de Mosul, Irak

Il s’agit du plus grand barrage d’Irak, construit en 1986 pour un milliard de US$, il fait 113m de haut pour une largeur totale de 3.4 km pour plus de 11 milliards de m², il semble qu’il risque de craquer un jour ou l’autre.

On voit que l’ouvrage est gigantesque, on reconnait la forme du barrage poids, en haut, les turbines de la centrale électrique, en bas, le déversoir à saut à ski, et tout en bas à droite, le déversoir de secours.
Malgré qu’il s’agisse d’un barrage poids, en principe indestructible, le sous sol n’est pas composé de roches stables comme le veut l’usage, mais de gypse, une pierre qui se dissous dans l’eau, on a donc en amont des crevasses par où s’infiltre de l’eau sous haute pression qui ne cherche qu’à circuler sous le barrage.

Au moment de la construction, les ingénieurs allemands et italiens avaient prévenu que le sous-sol n’était pas adapté, mais Saddam Hussein a insisté et les ingénieurs ont donc fait des choix techniques pour s’adapter au terrain.

sous le barrage, une galerie technique avec au sol, des sondes pour détecter les crevasses et les combler éventuellement.
En principe, la maintenance surveille le sous-sol chaque jour et fait en permanence des injections de ciment pour boucher les éventuelles infiltrations. Mais depuis des mois, les employés n’étant plus payés ont déserté les lieux et plus personne ne surveille les fondations.

Les vannes, la baignoire est au pied du jet. La pression est telle qu’elle peut briser la chape de béton
Étant donné que l’on est déjà en haute saison où le niveau est élevé, si on veut le vider, on doit ouvrir les vannes de vidanges et on a un jet dont la pression en retombant détruit le fond et fragilise d’autant le pied en aval, et même si on a une chape de béton au fond de la baignoire, le terrain en dessous se fragmente et on se retrouve avec un canal souterrain par où passe l’eau d’infiltration, et le barrage devient un pont qui ne demande plus qu’à s’affaisser sur son matelas de boue.

Si l’infiltration atteint un certain niveau, le moment de la force de la masse d’eau passera de la verticale vers l’horizontale, et rien ne pourra l’arrêter, et la majeure partie des infrastructures et de la population Irakienne seront détruits.

Il n’y a aucun moyen d’alerte mis en place, et de toutes façons, il y aura de tels embouteillages que de Mosul à Bagdad, très peu de gens arriverons à se mettre hors de portée, la vague fera 20m de haut quand elle submergera Mossoul et elle fera encore 4.50m à son arrivée à Bagdad, …
D’un autre coté, ça devrait arrêter la guerre faute de combattants.
La société italienne Trevi a remporté le marché de remise en état du barrage, l’armée Italienne aurait envoyé une compagnie de 500 hommes en protection, mais malgré tout, les travaux ne peuvent pas commencer à cause de l’insécurité dans la région, il est même tout à fait possible que certaine parties au conflit aient tout intérêt à ce que la catastrophe arrive, …

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